Des réfugiés syriens, des résidents de Québec, des Vietnamiens, des Hawaïens, des Guinéens : plus de 200 personnes de multiples origines étaient réunies par leur foi, dimanche, pour la traditionnelle Fête interculturelle de l'Église catholique de Québec.

« C'est l'occasion de rassembler tous les croyants et croyantes et de célébrer notre foi dans la fraternité », lance l’archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, au sujet de cette fête qui coïncide avec les célébrations de l’Épiphanie et qui avait lieu à l’église Saint-Ignace-de-Loyola, dans l'arrondissement de Beauport.

Outre la célébration eucharistique présidée par l'archevêque, des chants étaient offerts par des chorales de diverses communautés. Un petit rassemblement festif avait lieu après la messe, au sous-sol de l'église.

Depuis des années, l’Église catholique de Québec organise ce rassemblement pour bâtir des ponts entre les communautés et poser un geste d’ouverture, notamment envers les nouveaux arrivants.

« On est content d'accueillir et on est content d'accompagner. Ce n'est pas juste de d'ouvrir la porte et de dire bienvenue. C'est d'accompagner à long terme pour que les gens puissent [s’intégrer], puissent découvrir notre langue, nos coutumes, trouver du travail, sentir qu'ils sont bien chez nous », explique l’archevêque.

Il estime que l’année 2016 a été difficile sur la scène internationale, avec les multiples événements dramatiques qui s’y sont produits, notamment en Syrie.

Heureusement, le Canada continue d'être un pays assez ouvert pour accueillir et permettre cette possibilité-là à des gens qui ne peuvent plus vivre dans leur pays d'origine.

Mgr Gérald Cyprien Lacroix

« Je suis fier de notre peuple québécois qui est capable d'accueillir et d'intégrer des gens d'ailleurs. Ça nous enrichit », dit-il.

Des syriens participent

Une famille syrienne chrétienne arrivée à Lévis en février dernier avait notamment fait le déplacement pour assister à la Fête interculturelle.

« Ils sont très heureux de participer. C'est très important pour eux. Ils sont chrétiens très pratiquants », explique Louis-Marie Asselin, leur « parrain », qui est aussi coordonnateur du comité d’accueil de la paroisse de Saint-Joseph-de-Lévis.

Dix mois après leur arrivée, les sept membres de la famille s’intègrent bien à leur nouveau milieu de vie, selon M. Asselin. Le principal défi demeure toutefois la francisation, puisqu'ils ne parlaient ni français, ni anglais à leur arrivée au Canada.

« Ça va même très bien, mais avec des défis que nous connaissions, que nous soupçonnions et qu'on essaie de résoudre quotidiennement », dit M. Asselin.

L’année dernière, lors de cette même fête, d’autres réfugiés syriens étaient de la partie alors qu’ils étaient arrivés à peine quelques jours plus tôt au Canada.

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