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Tragédie de Humbolt: « Le pire cauchemar d'un chauffeur »

L'accident d'autocar qui a décimé les Broncos de Humbolt, en Saskatchewan, provoque des réactions même ici à Québec. Un ancien chauffeur des Remparts compatit avec la communauté durement éprouvée par ce drame.

« C'est le pire cauchemar qu'un chauffeur peut avoir ». Jean-Sébastien Beauchesne est encore sous le choc. Celui qui a conduit les Remparts de Québec de ville en ville dans son autobus, de 2004 à 2016, partage la douleur des Broncos.

M. Beauchesne a une pensée pour le chauffeur d'autobus qui est mort dans cet accident, où 14 autres personnes ont péri.

Règles de sécurité

Alors que la cause de l'accident survenu avec un camion semi-remorque n'a pas encore été établie, l'ex-chauffeur des Remparts souligne que les règles de sécurité ont toujours été importantes pour son organisation.

Sous le règne de l'entraîneur Patrick Roy, des règles ont été établies au sein des Remparts, pour s'assurer que tout le monde rentre à bon port.

Les déplacements sur de longues distances, comme à Rouyn-Noranda par exemple, devaient se faire sur deux jours plutôt que de rouler la nuit, tout de suite après le match.

« Patrick, quand il est arrivé, il a voulu alléger les voyages, couper ça en deux. On partait de Rouyn-Noranda, on roulait jusqu'à Mont-Laurier, on couchait là et on repartait le lendemain. Il savait que celui qui conduisait n'était pas une machine, contrairement à d'autres organisations. »

D'autres équipes de la LHJMQ ont emboité le pas par la suite et ont éliminé les longs déplacements de nuit.

Un ancien joueur en deuil

Mathieu Larochelle, un ancien joueur des Remparts de Québec qui a joué avec les Broncos de 2008 à 2010, est lui aussi bouleversé par le drame.

M. Larochelle a réalisé que les joueurs qui sont morts dans l'accident sont sans doute des jeunes qu'il a côtoyés quand il faisait partie des Broncos.

« J'ai fait le calcul des années et c'est les petits atomes et les petits novices qui nous donnaient la main avant les matchs et qui rêvaient d'être à notre place. Ils étaient là et ils vivaient leur rêve, ils avaient du fun ensemble, et d'un coup sec, la moitié de l'équipe est partie. »

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