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Tramway : Régis Labeaume « excité et fébrile »

Le projet de tramway dévoilé dans son entièreté à Québec, le maire Régis Labeaume passe maintenant en mode vente du réseau qui pourra « faire entrer Québec dans la modernité ».

« Notre projet est fait en fonction de ce qui est plus moderne, à la fine pointe de la technologie dans le monde », a déclaré Régis Labeaume, vendredi, au micro de Catherine Lachaussée à l'émission Radio-Canada cet après-midi, lors d'une rare entrevue à la radio.

Contrairement au défunt SRB, le tramway sera tout électrique. L'intermodalité se traduira de plusieurs façons : des funiculaires ou des remontées mécaniques permettront par exemple de relier le Cégep Garneau et l'hôpital Saint-Sacrement au boulevard Charest.

Délaisser l'auto

Et le tramway, avec ses passages aux 3 à 5 minutes pendant les heures de pointe, devrait convaincre des citoyens de délaisser l'automobile.

Avec 60 stations et 4 pôles d'échanges, le réseau sera à 10 minutes de marche de 75 % des résidents de Québec et à 10 minutes de marche de 80 % des emplois.

« Une voiture sous-compacte, c'est environ 8000 dollars après impôts par année. Une compacte, c'est de 11 000 à 12 000 dollars et tu te dis : "Est-ce que je peux faire d'autre chose avec cet argent-là?" », illustre Régis Labeaume.

Des retombées économiques

Les impacts économiques de la construction seront importants au pays, ajoute le maire, qui précise qu'au moins 25 % du contenu du matériel roulant sera canadien.

« Ça veut dire que les gens de Bombardier à La Pocatière ont sûrement espoir, les gens d'Alstom à Sorel-Tracy aussi, ou d'autres compagnies canadiennes. »

Les 3 milliards de dollars nécessaires au projet seront financés à 60 % par le gouvernement provincial et à 40 % par le gouvernement fédéral.

Qu'adviendra-t-il du projet advenant un changement de gouvernement provincial? Régis Labeaume soutient que son travail n'est pas de se préoccuper de l'élection des autres.

Le maire a bien rencontré le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, pour lui présenter le dossier. Il se garde bien, cependant, de dévoiler la teneur de leurs échanges.

Chose certaine, l'argent des gouvernements fédéral et provincial est disponible, insiste le maire et la capitale nationale ne doit pas s'en priver selon lui.

« On est très heureux aujourd'hui pour les gens de la Rive-Nord »

En réponse aux critiques du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui déplore que Québec soit favorisée, Régis Labeaume assure que le nouveau réseau offrira des possibilités d'interconnexion avec le système de transport en commun de sa ville voisine. Mais là s'arrête la démarche.

« On a quatre plans pour lui. Il le sait, maintenant on lui dit : "Il faudra que tu négocies avec le gouvernement. Nous, on s'occupe de nos affaires, on ne veut plus rejouer dans ce film-là." », indique le maire, en référence à l'abandon du projet de SRB par Lévis.

Régis Labeaume a beau aimer le projet, il ne prévoit pas changer ses habitudes et emprunter le transport en commun pour se rendre au travail une fois le tramway en opération.

« Je suis mal organisé, j'ai un chauffeur! Je veux préserver les emplois à Québec! », a conclu le maire en riant.

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