Après Saint-Augustin-de-Desmaures lundi, la pétrolière TransCanada s'est arrêtée à Lévis jeudi pour convier la population à une séance d'information sur son pipeline Énergie Est. Les opposants au projet étaient encore une fois bien visibles, mais plusieurs citoyens ont semblé trouver réponse à leurs questions.

Un texte d' Olivier Lemieux

Environ une trentaine de manifestants se sont fait entendre devant les portes du Centre des congrès de Lévis, alors qu'à l'intérieur, TransCanada expliquait son projet.

Comme à Saint-Augustin en début de semaine, des experts de la compagnie étaient disponibles pour répondre aux questions du public. Si la méfiance des Augustinois était perceptible, plusieurs Lévisiens semblaient quant à eux prêts à donner la chance au coureur dans ce dossier.

« La sécurité est importante pour moi. C'est le premier facteur », a précisé Gaétan Germain, un résident de Lévis depuis 20 ans. Il ajoute que TransCanada semble tout faire en son pouvoir pour éviter un déversement.

Louise Poliquin réside tout près des conduites de la raffinerie Valero sur la rue St-Laurent. Elle croit que la pétrolière a agi comme un bon citoyen corporatif en s'engageant à embellir ses installations cet été. Si elle continue de voir une ouverture au dialogue similaire chez les représentants de TransCanada, elle appuiera le projet Énergie Est.

« Je ne peux pas dire que je suis contre, en autant qu'ils respectent les citoyens », a-t-elle précisé.

Dialogue avec TransCanada

De son côté, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui a rencontré jeudi des représentants de TransCanada, dit constater plus de transparence dans le dossier.

« On a senti un changement de cap, une très grande ouverture à répondre à nos questions. Ils ont déroulé leur carte sur la table, ils ont déroulé leur tracé, donc pour nous, ça a été intéressant. »

Lévis ne se dit pas prête pour autant à donner son feu vert au projet.

« On n'a pas répondu encore à nos questions, sur la prise d'eau potable dans la rivière Chaudière. [...] il y a une ouverture à répondre à nos questions, mais on n'a pas d'appui, on va attendre le dépôt en décembre ».

TransCanada n'a pas encore fait connaître son plan d'action en cas de déversement. L'entreprise albertaine déposera son plan auprès de l'Office national de l'énergie en décembre.

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