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Transport en commun : il y a urgence d'agir, plaide Labeaume

À peine réélu, Régis Labeaume est déterminé à aller de l'avant avec son projet de transport en commun structurant. Le maire veut faire vite pour éviter de passer à côté des milliards de dollars promis par Québec et Ottawa.

Un texte d’Alain Rochefort

Trois jours après avoir obtenu le mandat fort désiré, le maire de Québec entend informer rapidement la population sur la faisabilité des projets étudiés par le comité consultatif sur la mobilité durable.

Le premier magistrat et son équipe plancheront sur les budgets et les plans d’immobilisation d’ici Noël. Le projet prendra ensuite une forme plus concrète au retour de la période des Fêtes.

« On va faire le point sur les hypothèses que [les résidents de Québec] nous ont émises pendant les consultations », explique-t-il.

Comme le temps file, Québec pourrait demander sa juste part du gâteau aux gouvernements avant même que son projet de transport en commun ne soit complètement ficelé.

« Ce sur quoi je veux travailler, c’est formaliser le financement. C’est possible [de le faire avant la présentation d’un projet concret] », ajoute le premier magistrat.

Le troisième lien

Régis Labeaume a parlé avec son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier, au lendemain des élections du 5 novembre. Aux dires du maire, les deux hommes ont l’intention de travailler conjointement sur les dossiers régionaux.

M. Labeaume gardera un œil attentif sur le projet du troisième lien de Gilles Lehouillier, son cheval de bataille lors de la campagne électorale.

« Sur les dossiers du transport, on n’a absolument pas la même vision, et pas le même mandat. […] Mais je verrai aux intérêts de Québec quant au troisième lien », assure M. Labeaume.

Des flèches à l’endroit de Gosselin

Le maire Labeaume se défend par ailleurs de retarder délibérément l'assermentation de Jean-François Gosselin comme chef de l'opposition en étudiant la possibilité de demander un nouveau dépouillement dans le district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux, à Beauport.

Selon la loi électorale, Équipe Labeaume a jusqu'à jeudi en fin de journée pour déposer sa requête au palais de justice.

« On veut que la personne qui a été battue se retire avec l’esprit clair. Selon elle, il y a des motifs raisonnables d’aller en recomptage. […] Il y a des choses étranges, mais est-ce que ce sont des erreurs des officiers ou c’est quelque chose de sérieux? On veut bien se documenter », a-t-il dit mercredi, lors de son premier point de presse depuis les événements.

Régis Labeaume conseille à Jean-François Gosselin de bien préparer sa rentrée au conseil municipal. Advenant le maintien du résultat de dimanche, il promet de livrer de bons débats aux conseillers de Québec 21.

Le premier conseil municipal depuis les élections aura lieu le 20 novembre.

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