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Traverse Québec-Lévis : peu d'espoir à court terme pour des services essentiels

Malgré la volte-face à la Commission des relations du travail (CRT) qui réévaluera le dossier de la traverse entre Québec et Lévis, le maire de Lévis doute de pouvoir éviter les conséquences d'une autre grève de trois jours des traversiers prévue au début de décembre.

Gilles Lehouillier est satisfait de la réévaluation du dossier par la CRT, mais il souligne que rien ne garantit un revirement de la situation rapidement pour que des services essentiels soient maintenus lors de la grève.

« Toutes les relations de travail qui entrent en cause là-dedans, il y a tous les aspects législatifs, le Code du travail, ça va être plus compliqué que simplement claquer des doigts, mais on avance vers quelque chose d'intéressant et vers une évolution sur ce que doivent être aujourd'hui les services essentiels. »

Intervention du ministère du Travail

À la demande de la sous-ministre associée au Travail, la CRT réévaluera le dossier de la traverse de Québec-Lévis afin de vérifier la pertinence de l'obliger à maintenir des services essentiels.

La traverse, de même que celle de Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola, ne fait pas partie du décret gouvernemental de 1988 qui assujettit des traverses de la province à l'obligation de maintenir des services.

La CRT se dit, dans l'état actuel de la législation, sans compétence « pour imposer ou autrement décider que des services essentiels devraient être offerts au cours des grèves annoncées les 12 et 13 novembre », aux deux traverses.

Les résultats de l'enquête administrative qui sera menée seront toutefois acheminés à la sous-ministre associée au Travail « afin que le gouvernement prenne ensuite la décision qui lui revient dans cette affaire », dit la CRT.

Les maires de Québec et de Lévis ont été invités à transmettre leurs observations à l'organisme.

Rappelons que les maires des deux municipalités riveraines avaient sollicité une audience d'urgence avec la CRT afin de la sensibiliser aux « effets des grèves sur la santé et la sécurité des usagers et des populations desservies par les traversiers. » La Commission des relations du travail leur avait néanmoins opposé une fin de non-recevoir.

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