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Traversiers : les maires réclament la reprise du service dès mercredi

Les maires des villes touchées par la grève des traversiers se réjouissent de l'entente de principe conclue lundi, mais ils demandent au Syndicat des métallos d'accélérer le processus de vote prévu jusqu'à dimanche et de rétablir le service dès demain.

« Je n'ai jamais compris pourquoi ça prenait une semaine pour voter la grève et on ne comprend pas pourquoi ça prend une autre semaine pour accepter l'entente de principe », soulève Régis Labeaume, entouré des maires de 8 des 11 villes touchées par ce conflit à l'hôtel de ville de Québec

« Les maires des villes touchées demandent le rétablissement complet du service de tous les traversiers dès demain. Les usagers ayant suffisamment souffert de ce conflit, le syndicat doit collaborer en permettant le retour au travail des employés et en accélérant la procédure de vote pour l'entente », plaide le maire de Québec.

Les 150 officiers mécaniciens et de navigation des 5 traverses doivent voter lors de différentes assemblées qui se tiendront de mercredi à dimanche. Les urnes doivent être ouvertes en même temps à l'issue du dernier vote.

« On est en 2015, on est capable de trouver des façons rapides de s'entendre, de régler ça », soutient le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin. Les maires ont fait valoir les impacts sur les usagers et sur l'économie de leur région pour demander au Syndicat de changer sa façon de faire.

Le Syndicat des Métallos explique que le vote prend plusieurs jours parce qu'il doit rencontrer les travailleurs dans chacune des villes. Le ministre des Affaires municipales estime qu'il faut respecter ce processus. « La procédure de consultation est plus longue que ce que l'on voudrait, mais je pense qu'il faut respecter ça », affirme Pierre Moreau.

L'acceptation de l'offre recommandée

Le Syndicat recommandera à ses membres d'accepter l'entente de principe, a fait savoir le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, sans toutefois dévoiler les détails de l'accord.

En cette journée de grève pour 125 000 employés de l'État, le ministre en a profité pour souligner l'importance de la négociation « de bonne foi ».

« Lorsqu'on négocie de bonne foi de part et d'autre, on est capable d'en arriver à des ententes qui respectent le cadre financier général du gouvernement et qui règlent des problèmes spécifiques particuliers à un secteur, comme dans le cas, ici, des traversiers », a soutenu Martin Coiteux sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première.

La grève des traversiers a commencé le 13 octobre. Le service est complètement interrompu aux traverses de Québec-Lévis et de Sorel-Saint-Ignace-de-Loyola depuis le début du débrayage.

Un service minimum est assuré en vertu de la Loi sur les services essentiels aux traverses de L'Isle-aux-Coudres-Saint-Joseph-de-la-Rive, Matane-Baie-Comeau-Godbout et Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine.

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