Une équipe de chercheurs du CHU de Québec a réalisé une avancée sur la compréhension de la maladie du tremblement essentiel. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles pistes pour traiter la maladie, qui se manifeste par un trouble du mouvement incurable affectant différentes parties du corps.

Le professeur et chercheur Frédéric Calon et son équipe sont les premiers scientifiques à avoir établi un lien entre ce trouble neurologique et la protéine que l'on nomme amyloïde.

Cette protéine est la même que celle qui s'accumule dans le cerveau des personnes qui souffrent de la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs du CHU ont découvert que des dépôts d'amyloïde s'étaient logés dans le cervelet des personnes qui souffrent du tremblement essentiel.

Pour l'instant, Frédéric Calon croit que l'amyloïde peut causer le tremblement essentiel, une maladie fréquente chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

« Ce qui nous intéresserait dans le futur, c'est de voir si on peut réduire ces dépôts-la et voir si ça peux avoir un impact thérapeutique sur les tremblements », explique le chercheur.

Avant de permettre aux personnes atteintes du tremblement essentiel de vivre une vie normale, il faudra, dit Frédéric Calon, poursuivre les recherches en laboratoire et s'appuyer sur d'autres études.

« On pourrait essayer d'utiliser toute la recherche qui se fait dans le domaine de l'Alzheimer, qui cherche justement à réduire ces plaques-là, donc les dépôts amyloïdes », dit-il.

Une maladie qui atteint tous les âges

Environ 4 % à 5 % de la population souffre de cette pathologie. Des adolescents et de jeunes adultes peuvent être atteints de la maladie au cours de leur vie.

C'est le cas d'Alice Massé, qui est déléguée au Québec de l'Association des personnes concernées par le tremblement essentiel.

Aujourd'hui âgée de 75 ans, Mme Massé a observé les premiers symptômes du tremblement essentiel lorsqu'elle était adolescente. Aujourd'hui, elle éprouve toujours de la difficulté à poser de petits gestes quotidiens.

« On manque de précisions dans tous nos gestes. Quand vient le temps de manger, c'est très difficile », raconte-t-elle.

Il y a plein de choses que je m'abstiens de manger dans des endroits publics, tels les potages, les salades, le riz, parce que ce sont des choses que je ne peux pas piquer avec ma fourchette. Je risque de salir autour de moi », poursuit Alice Massé.

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