Les Lévisiens pourront se rafraîchir dans le fleuve Saint-Laurent dès l'été 2019. La Ville a identifié trois sites qui offrent un potentiel de baignade intéressant pour la qualité de l'eau et la configuration des lieux.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Des études ont été menées au cours des dernières années à sept endroits sur le territoire de Lévis afin de cibler les meilleurs sites pour la baignade.

Le parc de l’Anse-Tibbits, la plage Garneau de la Marina de la Chaudière et le secteur de l’ancien quai Baker ont finalement été sélectionnés.

Parc de l’Anse-Tibbits

Le parc de l’Anse Tibbits se trouve dans le secteur de Lévis. Il est accessible par la rue Saint-Laurent. Avec son immense plage naturelle, c’est le secteur qui pourrait être le plus rapidement aménagé pour la baignade. « On a déjà une plage naturelle. Il y a un chalet de service sur place. Ça serait très facile de développer une plage », affirme le maire Gilles Lehouillier.

Marina de la Chaudière

La plage Garneau est située à l’embouchure de la rivière Chaudière, tout près de la Marina de la Chaudière. « Ça a déjà été une des plages les plus achalandées dans les années 1950 dans la grande région de Québec », relate M. Lehouillier. La baignade a toutefois cessé dans les années 1970 en raison de la pollution du fleuve.

Ancien quai Baker

Le site de l’ancien quai Baker sera le seul lieu de baignade à l’ouest des ponts. Il se trouve à Saint-Nicolas, près de l’Anse Ross. La Ville a récemment acheté un terrain dans ce secteur dans le but d’améliorer l’accès au fleuve Saint-Laurent.

Des études en cours

Pour obtenir un portrait exact de la qualité de l’eau, les trois sites ciblés ont fait l’objet de prélèvements, à raison de quatre fois par semaine pendant une période de 12 semaines. Au cours de la dernière année, le nombre de journées où la baignade est sécuritaire à l’Anse-Tibbits est passé de 30 % à 52 %, par exemple.

« Le problème c’est que l’eau est bonne à un moment X. Ça peut être en avant-midi, mais soudainement, l’après-midi, elle n’est plus propice à la baignade. Ça bouge énormément sur le fleuve », explique le maire Gilles Lehouillier.

En collaboration avec l’Université Laval, la Ville de Lévis veut développer un modèle qui permettra de prévoir les moments où la qualité de l’eau sera suffisante pour permettre de s’y baigner.

Ce modèle prendra en considération plusieurs paramètres comme les pluies, les marées, la direction des vents et la température.

« Si on n’a pas ce modèle, on ne peut pas autoriser la baignade au fleuve, parce que c’est trop aléatoire. Une journée l’eau peut être propice à la baignade et le lendemain elle ne l’est plus », conclut Gilles Lehouillier.

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