Après les restaurateurs de Québec, c'est au tour d'un restaurateur de Lévis de demander à sa Ville de réglementer le nombre de permis de restaurants émis sur le territoire.

Pierre Lemelin, propriétaire franchisé de Cora à Lévis, croit que le marché de Lévis, notamment au centre-ville, est saturé.

Les permis de restaurants sont donnés à outrance, c’est incroyable, ça n’a pas de sens!

Pierre Lemelin, restaurateur de Lévis

Le restaurateur dit voir l’achalandage de son restaurant et ses profits diminuer en raison de la surabondance de commerces.

Il demande à la Ville d’imposer un moratoire sur l’émission de nouveaux permis avant que les établissements existants ne périclitent.

« C’est une crainte parce que je pense que plusieurs restaurateurs vont perdre leur investissement, c’est beaucoup de temps et d’argent qu’on investit dans nos commerces. »

Le restaurateur ne se dit pas contre les nouveaux restaurants, mais il croit que certains drainent inutilement l’achalandage même s'ils ne sont pas longtemps en opération.

« Ce sont les nouveaux joueurs qui arrivent et qui ouvrent pendant 6 mois, avec des nouveautés, les gens y vont, puis ils ferment après six mois et pendant ce temps, on ne les voit pas et on a une baisse d’achalandage. »

Pas question de limiter, dit Gilles Lehouillier

À l’instar du maire de Québec qui a rejeté cette semaine une demande similaire du chef Daniel Vézina, propriétaire du Laurie Raphaël, le maire de Lévis n'a pas l'intention d'intervenir pour réglementer le nombre de permis de restaurants sur son territoire.

Selon Gilles Lehouillier, il n’appartient pas à la Ville de dicter les règles du marché.

« Nous, on règlemente en fonction des usages, on n’empêche pas les entreprises de s’y installer, mais c’est pas nous qui allons décider : là, le marché est saturé, on ne permet pas de faire ton restaurant », affirme le maire.

Pierre Lemelin entend monter aux barricades pour obtenir le moratoire demandé. Il souhaite mobiliser les restaurateurs de Lévis de même que ceux de Québec afin de faire respecter les droits des restaurateurs, qui souligne-t-il, paient d’importantes taxes aux villes.

Du côté de Québec, les propriétaires du Laurie Raphaël ont déjà prévu lancer en janvier des rencontres avec des gens d'affaires pour discuter du contingentement dans le Vieux-Québec.

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