Retour

Tunnel Québec-Lévis : « il faut en discuter », dit Philippe Couillard

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, n'est pas en mesure de se prononcer en faveur ou contre la construction d'un tunnel entre Québec et Lévis.

Selon une étude commandée par le ministère des Transports dévoilée mardi matin, la construction d'un tunnel de près de 8 kilomètres de long coûterait environ 4 milliards de dollars. Le projet est réalisable techniquement, mais ne serait pas terminé avant 2030.

Philippe Couillard veut consulter les gens d'affaires et les maires de la région. Il souhaite aussi une étude plus approfondie avant de statuer sur le projet.

« On va regarder l'étude, mais on va regarder également le problème de la congestion sur lequel on veut apporter des solutions à court terme, mais c'est certain que ce sont des coûts importants. Alors, regardons l'étude, parlons-en à nos partenaires avant de sauter tout de suite aux conclusions, mais c'est certainement un projet qui financièrement est de grande ampleur. »

La ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, Dominique Vien, admet également que le projet de tunnel est onéreux. Tout en se disant en faveur d'un 3e lien entre Québec et Lévis, elle souhaite que d'autres options que celle d'un tunnel soient examinées pour régler les problèmes de congestion dans Chaudière-Appalaches.

Dominique Vien a affirmé que le ministère des Transports se penchera sur d'autres scénarios qui seront documentés afin de « s'assurer d'avoir le meilleur projet pour répondre à l'ensemble de nos besoins ».

« Des études cachées », dit la CAQ

De leur côté, les députés Éric Caire et François Paradis de la Coalition avenir Québec (CAQ) demandent d'avoir l'ensemble du tableau concernant l'ajout d'un lien entre la rive nord et la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Ils affirment que le ministère des Transports détient depuis plus d'un an d'autres études qui évoquent d'autres scénarios comme la construction d'un pont.

« Ce qu'on constate, c'est que depuis au moins un an et demi, le ministère des Transports a procédé à des études complètes sur la faisabilité d'un troisième lien et que ces études-là demeurent cachées, la vraie la seule question qu'on doit se poser, c'est pourquoi Laurent Lessard garde ces études-là cachées », déclare Éric Caire.

Un 3e lien essentiel?

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, Alain Aubut, souhaite pour sa part qu'une analyse soit d'abord faite sur les besoins dans la région avant de statuer sur la construction d'un troisième lien routier.

« Ça prend une quinzaine d'années construire un tunnel et on n'a pas d'idée de la planification des transports et de l'impact que ça aura sur la mobilité des gens. Ça sert à quoi de parler même d'un 3e lien si on n'est pas capables de savoir exactement l'impact qu'aura le SRB [Service rapide par bus]? »

La Chambre de commerce de Lévis (CCL) est quant à elle partagée sur la question. Elle estime qu'il y a encore beaucoup de questions sans réponses avant de tirer un constat final. La CCL se réjouit que l'étude confirme que le projet de tunnel est réalisable techniquement. Toutefois, la CCL souhaite aussi que d'autres tracés de même que les impacts économiques d'un tel projet soient étudiés.

Selon l'étude de faisabilité rendue publique mardi, la construction d'un tunnel de près de 8 kilomètres de long coûterait environ 4 milliards de dollars et son entretien coûterait par la suite une dizaine de millions de dollars par année.

Plus d'articles

Commentaires