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Uber : les chauffeurs de taxi maintiennent la pression

À quelques heures de l'adoption du projet de loi 100 encadrant l'industrie du taxi, quelques dizaines de chauffeurs ont manifesté une nouvelle fois jeudi après-midi devant l'Assemblée nationale. Ils dénonçent le flou entourant la nouvelle règlementation.

Selon eux, le projet de loi, adopté dans sa forme actuelle, permettrait aux chauffeurs d'Uber d'être exemptés de certaines obligations telles que la détention d'un permis de taxi de classe 4C, une assurance commerciale et un permis de taxi.

« On veut un projet pilote qui ne rend pas l'illégalité légale », martèle Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires en taxi de Québec.

La porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, invite le ministre des Transports, Jacques Daoust, à respecter son engagement de ne pas créer deux catégories de taxi.

« Si, au final, le projet de loi permet deux catégories de taxis, ça fait en sorte que les 22 000 chauffeurs de taxi du Québec ne seront pas protégés, dénonce-t-elle. Ce qu'on veut faire ajouter à la loi, c'est des assurances que ce ne sera pas possible d'avoir deux catégories de taxis. »

Durant les dernières semaines, le ministre Daoust a répété qu'il n'y aurait qu'un seul système de gestion des permis de taxis au Québec. Depuis mardi toutefois, le ministre a recommencé à plaider pour un « système équitable » pour tous les joueurs.

Le projet de loi 100 doit être adopté vendredi.

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