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UberX : les chauffeurs de taxi veulent une position claire du gouvernement

Le Regroupement des intermédiaires de taxi demande des explications à Philippe Couillard qui, samedi, semblait ouvert à l'idée de légaliser le nouveau mode de transport de style UberX, contesté par l'industrie du taxi.

Le porte-parole, Abdallah Homsy, qui est aussi président de Taxi Coop, a l'impression que le premier ministre voulait parler d'Uber plutôt que d'UberX et la nuance est importante.

UberX est considéré comme illégal par la majorité des chauffeurs de taxi puisqu'il s'agit d'individus qui transportent des clients dans leur voiture personnelle. En revanche, Uber est utilisé exclusivement par les chauffeurs de taxi qui ont décidé de devenir membres.

« C'est ça la nuance, c'est ce qu'il faut qu'on demande au premier ministre d'éclaircir parce que nous on essaie toujours de prôner le dialogue », explique Abdallah Homsy, qui représente environ 1200 chauffeurs de taxi dans la région de Québec.

Le président de Taxi Coop est fermement opposé à UberX. Il affirme que l'initiative n'a rien à voir avec le covoiturage ou l'économie de partage.

« Toutes ces définitions-là ne s'intègrent pas dans UberX. D'ailleurs j'invite le premier ministre aussi fortement à aller consulter des universitaires, des professeurs d'université, qui peuvent expliquer c'est quoi l'économie de partage comme partout dans le monde et UberX ne fait pas partie de l'économie de partage. »

Abdallah Homsy ne croit pas qu'il serait possible de réglementer UberX puisque l'entreprise ne semble pas vouloir opérer dans un cadre légal.

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