Un homme d'origine française qui a agressé une cliente du bar Le Dagobert, en 2012, réclame la clémence de la Cour afin d'éviter d'être renvoyé à l'île de la Réunion.

Un texte de Yannick Bergeron

Mad-Giovanni Turpin espère recevoir une peine de 6 mois moins un jour, ce qui pourrait lui éviter l'expulsion.

L'avocat de la poursuite s'est toutefois inscrit en faux contre cette proposition et réclame jusqu'à 42 mois de prison contre l'homme de 33 ans.

Me Michel Bérubé insiste sur la nécessité de dénoncer ce type de crime « particulièrement dans le contexte social actuel ».

En février 2012, Turpin avait récupéré la victime de 19 ans qui venait d'être expulsée du populaire bar de la Grande Allée en raison de son état d'intoxication avancée.

Il avait fait monter l'étudiante dans sa voiture pour l'amener à son appartement de Sainte-Foy où il a eu des relations sexuelles complètes avec elle.

Aveuglement volontaire

Lors de son procès, Turpin s'est défendu en disant que la jeune femme avait consenti aux ébats, les initiant même.

La juge a toutefois conclu que la victime n'avait pu donner son consentement en raison de son état et que Turpin avait fait preuve d'aveuglement volontaire.

Une peine de 6  mois et plus entraînerait la déportation automatique de Mad-Giovanni Turpin, qui a refait sa vie dans la région de Trois-Rivières.

Son avocat, Me Hugo Blanchette, a demandé à la juge de ne pas se laisser influencer par les arguments de la poursuite qui réclame une peine plus sévère.

La juge Christine Gosselin prononcera la peine le 12 mars prochain.

Mad-Giovanni Turpin attend sa peine en prison. Il est incarcéré depuis qu'il a été déclaré coupable en octobre dernier.

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