Retour

Un autobus scolaire « intelligent » va rouler à Québec

Le transporteur Rowley de Québec mettra en service un autobus scolaire « intelligent » dès septembre. Le véhicule promet d'être plus sécuritaire, en plus d'offrir un tout nouveau système de gestion des élèves.

Un texte d'Olivier Lemieux

« Ça me surprend que ça ne soit pas encore accessible », déplore Maxime Rowley, directeur des opérations chez Autobus Rowley.

Selon lui, les dispositifs de sécurité présents dans les voitures modernes tardent à faire leur chemin dans les autobus scolaires de la province.

Dès septembre, l’entreprise familiale de Québec mettra en service un nouveau véhicule doté d’un système de freinage qui détecte les obstacles et le mouvement. Des caméras permettront aussi d’éliminer les angles morts du véhicule.

« En 2018, c'est impressionnant ou surprenant que ce soit le seul autobus au Québec qui ait la vue 360 degrés », constate Maxime Rowley, qui estime que l’industrie du transport scolaire est figée dans le temps.

Les chauffeurs de la compagnie se familiarisent actuellement avec le nouvel autobus qui doit transporter ses premiers élèves à la prochaine rentrée.

Aide gouvernementale réclamée

Pour l’instant, le véhicule est prêté gratuitement par le fabricant Thomas, mais Autobus Rowley espère obtenir une aide financière pour son achat.

La présidente directrice générale, Édith Rowley, croit qu’il est de la responsabilité du gouvernement de favoriser la modernisation des flottes d’autobus scolaire.

« Les transporteurs scolaires avec les contrats actuels n’ont pas la capacité financière d’absorber ces coûts-là », tranche-t-elle.

La compagnie Autobus Thomas évalue que les véhicules intelligents coûtent 7000 $ de plus que leur pendant traditionnel.

Une technologie sur tablette avec lecteur optique, qui permet d'enregistrer les allées et venues des passagers dans l'autobus, est aussi offerte.

En assignant à chaque élève une carte spéciale, la gestion des parcours est simplifiée.

« L’idée, c’est d’avoir une gestion des enfants qui entrent et qui sortent des autobus avec les gardes partagées », explique Maxime Rowley.

Selon lui, l'industrie du transport scolaire a tout à gagner de prendre le virage technologique.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards