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Un boulet potentiellement dangereux, même après 250 ans

Le boulet de canon datant de la guerre de la Conquête (1754-1760) qui a été découvert la semaine dernière dans le Vieux-Québec présente toujours un risque d'explosion, plus de 250 ans après sa fabrication.

Un texte de Louis Gagné

Le technicien senior de munitions de la base militaire de Valcartier, l’adjudant maître Sylvain Trudel, mentionne que la poudre inflammable contenue à l’intérieur du projectile demeure potentiellement dangereuse.

« Avec le temps, l'humidité est rentrée à l'intérieur, ce qui a diminué les effets dangereux de la poudre, mais il reste tout le temps un danger. C'est pour ça qu’on va prendre les moyens nécessaires pour le rendre sécuritaire », explique le militaire.

Récupération incertaine

Le boulet de canon a été découvert il y a quelques jours au coin des rues Hamel et Couillard par les employés d’une entreprise spécialisée dans les travaux d’excavation. Le projectile a été confié aux experts en munitions de la base de Valcartier afin d’être neutralisé.

Une fois désamorcé, l’engin pourrait être restitué à la Ville de Québec et exposé dans un musée. Il est toutefois possible que les militaires n’aient d’autre choix que de le détruire complètement.

Aucun risque à prendre

Même si les risques sont minimes, l’expert en explosifs raconte qu’il n’y a aucune chance à prendre lorsqu’on découvre un boulet de canon ou tout autre projectile. Il invite les auteurs de ces découvertes à contacter les policiers. Ces derniers vont ensuite appeler les militaires spécialisés dans la manutention des munitions pour qu’ils sécurisent les lieux et neutralisent l’objet.

« On n'est jamais capable de prédire ce qui peut se passer avec de vieux projectiles. On ne sait pas à quel niveau de dégradation les produits chimiques contenus à l’intérieur sont rendus. C'est tout le temps incertain. Si on n’a aucune connaissance, on n'a pas idée du niveau de danger du projectile qui est trouvé », insiste Sylvain Trudel.

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand et Marie-Michelle Lacroix

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