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Un cas de violence conjugale dénoncé après une publication sur Facebook

La police de Québec est intervenue dans une résidence de l'avenue Sainte-Thérèse, à Québec, dans la soirée du 1er janvier à la suite d'un signalement pour violence conjugale. C'est un ami Facebook de la plaignante qui a alerté la police après avoir reçu un message inquiétant de sa part sur le réseau social.

Un texte de Yannick Bergeron

Le conjoint, Robby Hayes, a tenté en vain d'obtenir sa remise en liberté mardi matin en attendant son procès. L'homme de 36 ans fait face à six chefs d'accusation de voies de fait, dont certains armés, qui auraient causé des lésions corporelles à la plaignante.

« Les faits sont extrêmement troublants », a fait valoir le procureur de la poursuite, Me Maxime Dion qui s'est opposé à la remise en liberté de l'accusé.

Après avoir reçu le signalement de l'ami Facebook, les policiers se sont présentés à la résidence du couple. À leur arrivée sur place, ils ont noté que la femme avait un oeil au beurre noir, une lèvre fendue et un imposant bleu sur un bras.

La femme semblait effrayée et a demandé de quitter la résidence pour s'adresser aux policiers, loin de son conjoint.

Me Dion a indiqué que c'est parce que la femme aurait refusé de faire le ménage qu'elle aurait été giflée. Citant le rapport de police, il a indiqué que la femme avait été attaquée à plusieurs reprises entre le 24 décembre et le 1er janvier.

La veille du jour de l'an, Hayes aurait étranglé la présumée victime avec un câble électrique. Lors d'un autre événement, il aurait menacé de la « piquer » au cou avec un couteau, la blessant à la main. Elle a dû recevoir 24 points de suture pour refermer une plaie qu'elle se serait infligée en se défendant.

Un père à la rescousse

Le père de Robby Hayes a proposé d'agir à titre de caution pour que son fils soit libéré. Le sexagénaire a déclaré que la plaignante était « une fille à gros problèmes ».

Il a fait sourciller l'audience en déplorant l'état de la maison de son fils depuis qu'elle a aménagé avec lui. « Une femme, habituellement, est supposée faire le ménage à la maison », a expliqué Patrick Hayes.

La veille du jour de l'an, il a bien remarqué que sa bru présentait un oeil tuméfié. « Il parait qu'elle est tombée en faisant l'arbre de Noël » a-t-il donné comme explication au procureur de la poursuite.

Il s'est dit peu étonné qu'elle ait pu s'infliger une blessure de cette façon puisque sa belle fille aurait, selon lui, un important problème d'alcool.

Rappelant que la femme avait des ecchymoses - inexplicables - sur tout le corps, le juge René de la Sablonnière a décidé de garder Robby Hayes derrière les barreaux même s'il s'agit de sa première arrestation pour violence conjugale.

En pleurs, l'accusé a imploré le juge affirmant avoir des preuves vidéos pour se défendre. « Je ne peux pas prendre le risque de le mettre en liberté et qu'il arrive l'irréparable » a statué le magistrat.

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