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Un centre d'injection supervisée dès janvier à Québec?

Contrairement à ce qu'avance l'organisme Point de repère, il serait surprenant de voir un premier centre d'injection supervisée ouvrir ses porte à Québec dès janvier 2018.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a semblé étonné des déclarations du directeur général de Point de repère, Mario Gagnon, selon qui il y aurait un « échéancier de janvier 2018 pour l'ouverture à Québec ».

« Mois de janvier? Ça va être quasi impossible, a réagi Régis Labeaume. Ce que monsieur [Gagnon] veut faire, c'est une chose, mais il n'y a pas un ministre qui va donner un permis sans qu'on donne notre avis. »

L'approbation pour l'ouverture d'un centre d'injection supervisée doit venir de Santé Canada.

Le maire indique que des rencontres doivent avoir lieu cet automne à l'hôtel de ville pour faire avancer le projet. Il promet que l'acceptabilité sociale sera au rendez-vous.

« C'est nécessaire d'en avoir un [...], mais tu ne peux pas faire ça n'importe où. Il n'y aura pas de projet tant qu'il n'y a pas d'acceptabilité et l'acceptabilité c'est que ce soit un lieu adéquat. »

Une demande avant la fin de 2017

Entre-temps, le projet piloté par le CIUSSS de la Capitale-Nationale continue à se préciser.

Le comité d'implantation de services d'injection supervisée poursuit son travail et entend acheminer une demande d'exemption à Santé Canada avant la fin de l'année.

Marc De Koninck explique que le comité doit d'abord obtenir l'engagement du financement provincial et cerner l'endroit où sera installé le centre.

À ce sujet, il indique que le centre doit être près de sa clientèle, donc nécessairement en Basse-Ville de Québec ou dans le Vieux-Limoilou.

« Il est tout à fait normal et légitime que des gens se posent des questions et puissent être inquiets parce qu'il y a quelque chose qui est inconnu pour eux, admet Marc De Koninck. Ça reste mystérieux. Donc, lorsqu'on va consulter on a aussi une obligation de rassurer les citoyens. »

La Société de développement commercial du quartier Saint-Roch a notamment fait connaître ses inquiétudes quant au projet.

Des consultations publiques doivent avoir lieu après les élections municipales du 5 novembre.

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