La Coopérative de solidarité SABSA organise un spectacle-bénéfice en vue d'amasser des fonds pour poursuivre ses activités. L'auteure-compositrice-interprète Pascale Picard et les Violons du Roy se produiront dans une formule unique à l'église Saint-Roch le 12 mai.

Un texte de Camille Simard

Le financement de la clinique est assuré à 80 % par des fonds privés et des subventions. La clinique doit recueillir 250 000 $ pour boucler son financement de 2018.

« C'est le début d'une collaboration, et je suis super contente d'être là », s'est exprimée Pascale Picard. Le maire de Québec agit pour sa part à titre de président d'honneur de l'événement.

Régis Labeaume souhaite sensibiliser le gouvernement à l'importance d'un tel projet.

« Un moment, il y en a qui vont se réveiller et qui vont comprendre qu'il y a une clientèle où il n'y a pas de fit  », a-t-il précisé lors d'un point de presse.

Grâce à une subvention du CIUSSS de la Capitale-Nationale, le salaire d'une infirmière praticienne est assuré, mais « ça ne fournit pas tout », estime l'organisation.

« Les fonds recueillis permettent d'embaucher des infirmières, une personne à la réception et des intervenants psychosociaux », explique Isabelle Tétu, infirmière praticienne et fondatrice de la clinique.

3665 visites en 2017

Une grande majorité des visiteurs qui fréquentent la clinique n'ont pas de médecin de famille. En 2017 seulement, plus de 3600 visiteurs ont fréquenté la clinique.

Isabelle Tétu affirme que les besoins sont grands, pour cette clientèle dite « très vulnérable ».

« Près de 70 % de notre clientèle a un problème de santé mentale, soit de toxicomanie, soit de VIH ou d'hépatite C. Ce sont des gens qui ont de la difficulté à naviguer dans le système de santé actuel », explique l'infirmière praticienne.

Marie-Christine Leclerc, une infirmière clinicienne, explique pour sa part que plusieurs patients ne possèdent même pas de carte d'assurance maladie lorsqu'ils se présentent à la clinique.

« C'est difficile pour le système de santé de répondre adéquatement à tous les besoins des clientèles plus marginalisées; si le système y répondait, nous on n'existerait pas, finalement », relate-t-elle.

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