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Un coup de pouce financier pour le train léger de Charlevoix

Le train léger de Charlevoix reçoit un coup de pouce financier des villes de la grande région de Québec pour poursuivre son développement. La navette ferroviaire a connu un succès d'achalandage cet été, mais ce n'est pas encore suffisant pour assurer son autonomie financière.

Le Forum des élus de la Capitale-Nationale, qui regroupe 17 élus des MRC et des municipalités, a annoncé mercredi une aide financière de 90 000 $.

« On a décidé de déployer un service entre Québec et Charlevoix et la Côte-de-Beaupré cette année, et on a approché les élus de la Capitale-Nationale, qui ont répondu positivement, parce qu'ils croient que ça peut avoir un impact sur l'industrie touristique », soutient Frédéric Garand, directeur général de Réseau Charlevoix, qui gère les infrastructures publiques du projet récréotouristique du Massif, dont la navette ferroviaire.

L'été dernier, le train comprenant deux wagons a effectué entre 50 000 et 60 000 déplacements, se réjouit-il. « Ç'a été excellent. On a multiplié par six les revenus par rapport à l'an dernier. »

Durant la haute saison touristique, le train léger a effectué la navette entre Québec et La Malbaie, en faisant un arrêt dans plusieurs municipalités le long du fleuve pour une fraction du coût du train touristique du Massif, plus luxueux, et qui n'est plus en fonction pour une période indéterminée.

L'aller-retour Québec-Baie-Saint-Paul à bord du train léger coûte 70 $. C'est environ 25 % du prix du laissez-passer de train touristique, explique Frédéric Garand. « Ce n'est pas le même produit, ce n'est pas la même structure du coût, on n'est pas dans les mêmes eaux. »

Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que la navette ferroviaire lancée en 2013 est un produit touristique « unique » et « distinctif » et n'exclut pas la possibilité d'augmenter son financement. « On pousse plus loin l'analyse pour voir si on ne peut pas réinvestir plus d'argent éventuellement. »

Réseau Charlevoix n'écarte pas non plus la possibilité d'étendre ses services plus loin dans la Ville de Québec.

« C'est une possibilité à long terme, cependant il faut faire les choses en étape. Pour l'instant, on peut offrir un très beau service à partir de la Chute Montmorency », précise Frédéric Garand.

Des retombées difficile à évaluer

Le maire de Petite-Rivière-Saint-François parle d'une « infrastructure exceptionnelle » très importante pour la région, même s'il n'en mesure pas encore les retombées économiques.

« Pour le moment, il n'y a pas beaucoup de retombées. Quand le projet du Massif aura pris son envol véritablement, c'est là qu'on pourra voir les retombées que ça va donner chez nous », affirme Gérard Maltais.

Réseau Charlevoix n'a pas encore déterminé si le train sera en service cet hiver. Au cours des deux derniers hivers, il reliait Baie-Saint-Paul, Petite-Rivière-Saint-François et la station de ski Le Massif.

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