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Un coureur de Québec termine 37e au marathon de Boston

Malgré le froid, le vent et la pluie, Johan Trimaille a tout de même franchi la ligne d'arrivée au 37e rang chez les hommes lors du 122e marathon de Boston lundi

Un texte de Jean-Philippe Martin

Le coureur de Québec a franchi la distance en 2 h 33 min 46 s, soit un peu moins de 15 minutes après le vainqueur Yuki Kawauchi du Japon.

L’athlète de 31 ans espérait conclure la distance sous les 2 h 25 min pour se classer parmi le groupe élite des 100 meilleurs au monde pour le départ en 2019.

Après être parti en flèche, Trimaille s’est vite rendu compte que les conditions difficiles ne lui laisseraient aucune chance de réaliser son objectif.

« C’est clairement le marathon le plus dur que j’ai fait, a-t-il dit au terme de la course. Quand on prend le départ d’un marathon et qu’il fait un degré avec du vent de face, on le sait d’avance que ça va être difficile. »

En hypothermie

À mi-course, Johan Trimaille a donc décidé de lever le pied et de bien gérer son énergie.

« Il y a des journées où tu peux te battre, parce que tu sais que ça vaut la peine. Aujourd’hui, ça ne valait pas la peine. Je choisis mes combats sur une saison et ce n’était pas aujourd’hui que j’allais laisser toutes mes forces. »

Le membre du club de course à pied de l'Université Laval se félicitait d’avoir bien utilisé ses cartouches. Lorsqu’il s’est présenté à l’arrivée, il était complètement frigorifié.

« La première chose que j’ai cherché à faire, c’est de me mettre à l’abri et de me réchauffer parce que j’étais en hypothermie complète, comme 80% du monde. »

Belle progression

Malgré tout, Johan Trimaille se réjouit de cette 37e position.

L’an dernier, son temps de 2 h 32 min 14 s lui a conféré le 74e rang. Bien qu'il soit une minute plus lent cette année, le coureur a gagné 37 positions au classement.

« Je me vois progresser. Quand j’ai commencé la course il y trois ans, je n’avais aucune idée que j’étais capable de faire ça. À tous les marathons, j’en apprends et je me surprends. C’est pour ça aussi que je continue à m’entraîner si fort. »

Le Québécois d'adoption veut maintenant prendre du repos. Il se rendra à Ottawa à la fin mai où il compte bien défendre son titre remporté l’an dernier à l’épreuve du demi-marathon.

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