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Un faux médecin de Québec doit cesser ses activités au moins jusqu'au 26 août

La Cour supérieure du Québec ordonne à Jean-Paul Lavoie, un homme de Québec accusé de pratique illégale de la médecine, de cesser ses activités au moins jusqu'au 26 août.

Dans une ordonnance rendue en fin d'après-midi mardi et rendue publique mercredi, la Cour supérieure interdit à Jean-Paul Lavoie d'évaluer et de porter des diagnostics sur des patients, de prescrire des examens et de déterminer des traitements médicaux, entre autres.

Le Collège des médecins obtient donc temporairement gain de cause, car il réclamait une injonction provisoire pour empêcher Jean-Paul Lavoie de poursuivre ses activités, en attendant que l'audition d'une requête d'injonction permanente, prévue le 26 août devant la Cour supérieure au palais de justice de Québec, soit entendue.

Depuis plusieurs mois déjà, le Collège des médecins tente d'empêcher Jean-Paul Lavoie d'effectuer des consultations médicales.

Le présumé thérapeute a été trouvé coupable à deux reprises de pratique illégale de la médecine et fait face à cinq nouvelles accusations semblables.

En février dernier, Jean-Paul Lavoie a été condamné à une amende de 7000 $ après avoir été trouvé coupable d'un chef d'accusation de pratique illégale de la médecine. En 2006, il avait plaidé coupable à trois chefs d'accusation pour des infractions similaires.

S'il est reconnu coupable des cinq nouvelles accusations, Jean-Paul Lavoie est passible d'amendes totalisant près de 93 000 $.

Une campagne de dénigrement?

Jean-Paul Lavoie n'a pas tardé à réagir. Il prétend être la victime d'une campagne de dénigrement de la part du Collège des médecins.

« La pratique que je fais, c'est simplement de recevoir deux, trois amis par mois [...] Tout ce qu'on a essayé de décrire de moi depuis un mois dans un salissage sur la place publique sans précédent, ça n'existe pas », dénonce-t-il.

Une fois de plus, Jean-Paul Lajoie dénonce le système médical et le Collège des médecins, qui se servent de sa cause pour se faire de la « publicité », dit-il. « C'est de la fumisterie carrément, inventée de toute part pour leur propre publicité qu'ils se font eux-mêmes. »

De son côté, le Collège des médecins fait savoir qu'il ne commentera pas l'ordonnance rendue par la Cour supérieure.

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