Un juge qui n'a pas la réputation de donner les peines les plus sévères a ajouté quelques jours de prison à un fraudeur de Québec, ce matin, à la demande de ce dernier.

Un texte de Yannick Bergeron

Le juge Christian Boulet venait de condamner Daniel Saint-Yves à des peines cumulatives de 34 mois de prison, pour une série de fraudes impliquant des cartes de crédit et des menaces de mort.

Puisque Saint-Yves est incarcéré depuis son arrestation, le juge avait calculé cette détention préventive pour qu'il profite d'une peine de deux ans moins un jour, à compter d'aujourd'hui.

Une telle peine conduit un détenu dans une prison provinciale tandis qu'une peine de deux ans ferme ou plus mène le détenu dans un pénitencier fédéral.

Au pénitencier, svp

Après avoir discuté rapidement avec son client, son avocat a informé le tribunal de sa revendication.

Le fraudeur qui a des antécédents judiciaires importants - et du fait même de l'expérience en milieu carcéral - a informé son avocat qu'il préférait les traitements offerts dans un pénitencier.

Le juge n'a donc pas tenu compte de sa dernière semaine de détention préventive dans le calcul de la sanction pour exaucer le souhait du malfaiteur de 33 ans.

Saint-Yves a donc repris le chemin des cellules satisfait.

Remboursement

En plus de la détention, il s'est engagé à rembourser les entreprises qu'il a flouées.

Lui-même propriétaire d'une compagnie d'excavation, il a utilisé des cartes de crédit volées pour obtenir des biens et des services s'élevant à plus de 26 000 $.

Un vendeur de pneus a pu récupérer sa marchandise, mais pas les 13 autres commerces fraudés, dont Sibéria Spa, qui ont essuyé des pertes totalisant 23 620 $.

Daniel Saint-Yves a jusqu'à la fin de l'année 2022 pour rendre l'argent aux commerçants floués.

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