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Un homme accusé d'avoir menacé Alexandre Bissonnette et sa famille

Un homme de 33 ans est accusé de menaces de mort à l'endroit du présumé auteur de la tuerie de la mosquée de Québec. Mohamed-Amine Ben-Faras a comparu, hier, au palais de justice de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

Il aurait proféré des menaces de causer la mort ou des lésions à Alexandre Bissonnette ainsi qu'à des membres de sa famille.

Selon la dénonciation au dossier de la cour, il aurait fait part de ses intentions à des tiers, jeudi. Ce sont ces gens qui ont alerté la police.

Le document judiciaire n'indique aucune adresse pour le prévenu, qui a été arrêté samedi. Selon nos informations, Ben-Faras est arrivé au Québec mercredi sur un vol en provenance de Londres.

Il serait le neveu de l'une des victimes de la mosquée, mais sa famille à Québec n'avait pas de contact avec lui.

Sa dernière adresse connue est en Italie. L'homme originaire du Maroc aurait séjourné en Allemagne pour ses études.

L'accusé détenu

Le procureur-chef du Directeur des poursuites criminelles et pénales à Québec, Me Sabin Ouellet, est entré au travail lors du férié de lundi pour gérer la comparution. Il s'est opposé à ce que Ben-Faras reprenne sa liberté.

Interrogé par le juge sur la pertinence d'émettre des ordonnances pour protéger les présumées victimes des menaces et les témoins, Me Ouellet n'a pas cru bon aller de l'avant. « Il connaît leur nom, mais il ne sait pas où se trouvent ces gens-là, il n'est pas en mesure de communiquer avec eux », a fait valoir Me Ouellet.

Lors de la comparution, Me Ouellet a aussi indiqué que le centre de détention allait s'assurer de la sécurité d'Alexandre Bissonnette. « La police m'a confirmé ce matin que les mesures sont prises », a confirmé aujourd'hui le procureur-chef.

Un français hésitant

La comparution de lundi n'a duré que quelques minutes. Le prévenu a comparu par vidéoconférence depuis le Centre de détention de Québec.

Représenté par Me Benoît Labrecque, Mohamed-Amine Ben-Faras a réclamé à quelques reprises que certaines informations soient répétées. « Je n'ai pas parlé en français depuis longtemps », s'est justifié le détenu.

Quand il a compris qu'il allait rester en prison encore quelques jours, il a imploré le juge : « Je veux aller en liberté maintenant », s'est exclamé Ben-Faras. L'homme devra patienter au moins jusqu'à jeudi, pour l'audition de son enquête sur remise en liberté.

La police enquête

C'est la police de Québec qui mène l'enquête dans ce dossier. Me Ouellet confirme avoir demandé des compléments d'enquête de même que l'intervention des services de renseignements de la GRC pour mieux connaître l'accusé.

Les parents de Ben-Faras habitent New York. Ils ont d'ailleurs été interceptés alors qu'ils étaient en route pour Québec afin de renouer avec leur fils.

Ces derniers ont été libérés après avoir été interrogés par les autorités.

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