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Un homme de Québec accusé du meurtre d'un touriste français

Sylvain Fournier, 41 ans, a été accusé de meurtre, de tentative de meurtre et de menace de mort à la suite de l'agression mortelle survenue dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, dimanche soir. Le suspect aurait poignardé à mort un touriste français de 82 ans et sérieusement blessé sa femme, âgée de 76 ans.

Selon les informations recueillies, les victimes, Joachim et Arlette Aracil, habitaient temporairement dans le logement de leur fille dans une coopérative d'habitation de la rue Colbert.

Selon un voisin qui a été témoin de la scène, le suspect, possiblement en crise, est sorti à l'extérieur pour invectiver des voisins en début de soirée. Jonathan Deschênes raconte que le touriste français serait alors sorti sur le balcon et lui aurait demandé de se calmer. La situation aurait ensuite dégénéré rapidement et le suspect serait monté à l'étage pour s'en prendre aux deux victimes.

Les policiers sont arrivés sur les lieux peu de temps après. « J'ai vu l'arrestation. J'ai vu les policiers demander à l'homme de se mettre au sol à plusieurs reprises », relate Jonathan Deschênes.

Encore ébranlé par les événements, le père de famille ajoute qu'il a aussi vu les policiers tenter des manoeuvres de réanimation sur l'une des victimes dans la cour arrière de l'immeuble. « Ce n'était pas facile. Une demi-heure avant, mon enfant était en train de jouer en bas. »

Cette coopérative loge des gens atteints de troubles de santé mentale et des familles. Le suspect habite le même complexe.

Un homme anxieux et nerveux

Nathalie Lortie, qui habite la coopérative depuis quatre ans, a décrit le principal suspect comme un homme anxieux et nerveux. « Il est très souvent dans sa bulle. Il y a beaucoup de plaintes des voisins à côté parce qu'il fait beaucoup de bruit quand il part dans sa bulle. »

Nathalie Lortie a été témoin de nombreuses chicanes entre résidents de la coopérative. « J'ai déjà écrit des lettres à la coopérative et au conseil d'administration, concernant le fait que c'était censé être une cour familiale et sécuritaire et je ne me sentais pas en sécurité. »

La mère de famille dit avoir demandé notamment à ce que les portes qui donnent accès à la cour soient verrouillées. Elle affirme n'avoir jamais reçu de réponse du conseil d'administration.

Nathalie Lortie ne critique pas la mixité sociale de la coopérative, dont 51 % de résidents sont aux prises avec des troubles mentaux, pour expliquer les événements violents de dimanche soir. Selon elle, il s'agit plutôt d'un manque d'encadrement pour les personnes dans le besoin.

Sylvain Fournier devra se soumettre à un examen psychologique afin de déterminer s'il est apte à faire face au processus judiciaire. Les résultats de cette évaluation seront déposés devant le tribunal le 20 juillet. D'ici là, il demeure incarcéré.

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