Si vous séjournez à la Maison Sainte-Ursule dans le Vieux-Québec, ces jours-ci, vous avez sans doute remarqué que la moyenne d'âge du personnel est extrêmement basse. C'est normal : des étudiants en techniques de gestion hôtelière ont pris possession de l'endroit pour quelque temps, question de parfaire leurs connaissances.

Ils sont environ une douzaine d’étudiants de première année du Cégep Limoilou à faire partie de ce projet d’hôtel-école.

Le propriétaire des lieux est évidemment dans le coup : il leur a remis les clés de l’hôtel alors que son établissement est habituellement fermé à cette période de l’année.

« Ça permet aux étudiants d'avoir une expérience très concrète dès les premiers mois d'apprentissage », affirme l’enseignante Claudia Larochelle.

Au cours des prochains jours, les étudiants feront vraiment tout : la réception, la promotion, l’entretien ménager, la comptabilité, etc. Bref, tout ce que les livres d’écoles ne pourront jamais enseigner aussi bien qu’une expérience sur le terrain.

Trouver ses forces et ses faiblesses

Claudia Larochelle et ses collègues n'abandonnent toutefois pas la relève à elle-même. « Il y a des enseignants comme moi qui viennent faire un petit coucou à l'occasion pour replacer des petites choses! », dit-elle en rigolant.

N’empêche qu’elle est très fière lorsqu’elle voit ses étudiants interagir avec la clientèle. Cela leur permet de prendre conscience des choses qu’ils doivent encore apprendre.

« Ils se rendent compte que le côté relationnel, communication, ça amène des défis auxquels ils n'avaient pas pensés », illustre Mme Larochelle.

En retour, cette expérience permet à l’enseignante d’ajuster son programme en fonction de ses observations, au besoin.

Un projet de longue haleine

Cela fait maintenant près de quatre mois que les étudiants se préparent à cette expérience. Depuis novembre, ils multipliaient les rencontres pour se préparer, faire de la publicité, bâtir des forfaits avec des partenaires, etc.

Jusqu’à maintenant, Élise Côté s’y plaît beaucoup. L’étudiante apprécie particulièrement la rotation dans les différents postes-clés de l’hôtel.

Ce test de la réalité lui permet aussi de constater que chaque petit geste compte, dans le service à la clientèle. « En classe, si on se trompe, ce n'est pas grave. Ici, si on se trompe, il y a un impact! »

« C'est vraiment une bonne base pour partir après dans l'industrie! », se réjouit la jeune femme.

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