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Un important réseau de trafic de méthamphétamines démantelé en Beauce

La Sûreté du Québec (SQ) a procédé au démantèlement d'un important réseau de trafic de stupéfiants qui écoulait jusqu'à 10 000 comprimés de méthamphétamines par semaine dans les régions de la Beauce et de Lac-Etchemin. Une portion de la drogue se retrouvait dans des écoles secondaires.

Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont la tête dirigeante présumée du réseau et une jeune femme de 18 ans.

« Il y avait cinq personnes visées par mandat d'arrestation dans ce dossier-là, mais il y a eu plusieurs arrestations qui se sont ajoutées en cours d'opération », précise la sergente Ann Mathieu.

Selon la SQ, le réseau démantelé utilisait la violence pour assurer le contrôle de son territoire de distribution.

En tout, 14 perquisitions ont été effectuées mercredi. Elles ont permis de saisir plusieurs milliers de comprimés de méthamphétamines, de l'argent comptant et des armes à feu.

La SQ dressera le bilan officiel des perquisitions jeudi matin.

Près d'une centaine de policiers ont pris part aux opérations dans les municipalités de Sainte-Marie, Saint-Joseph, Saint-Patrice-de-Beaurivage, Saint-Georges, Lac-Etchemin et Saint-Prosper.

Soulagement à la polyvalente Benoît-Vachon

La direction et les intervenants de la polyvalente Benoît-Vachon, à Sainte-Marie, sont bien au fait qu'une certaine quantité de drogue circule dans les murs de l'établissement et font tout en leur pouvoir pour faire un maximum de prévention.

La directrice, Marie-Josée Fecteau, est surprise de voir l'ampleur du réseau démantelé par la SQ, mais elle est aussi soulagée.

« On ne peut être que content parce qu'une partie de ces comprimés étaient destinés pour la vente dans nos écoles. La grande difficulté avec des comprimés comme ça, c'est qu'ils sont facilement dissimulables et ils sont accessibles à coût modique. »

La travailleuse sociale de l'école, Pierrette Leblanc, confirme que certains élèves ont été victimes de violence verbale et d'intimidation en lien avec le trafic de stupéfiants.

« Ce qu'ils se faisaient dire c'est : "Tu ne vends pas, sinon tu vas avoir affaire à nous". C'est ce genre de menaces qui étaient faites », raconte-t-elle.

Depuis novembre, un policier de la SQ est présent trois jours par semaine à la polyvalente pour faire de la prévention.

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