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Un ingénieur de Québec sur les rangs pour devenir astronaute

Un ingénieur de Québec pourrait être le prochain astronaute sélectionné par l'Agence spatiale canadienne. James Veilleux fait partie des 72 finalistes en lice pour obtenir un des deux postes d'astronautes disponibles. Il y avait au départ près de 3800 candidats.

Avec les informations recueillies par Jean-François Nadeau

Originaire de Notre-Dame-des-Pins, en Beauce, James Veilleux rêve de devenir astronaute depuis qu'il a 14 ans. Il a jusqu’ici passé plusieurs examens écrits et médicaux.

L’homme de 35 ans travaille pour ABB, une entreprise spécialisée dans les technologies de l’énergie et de l’automatisation. Il participe notamment à la fabrication d’appareils pour étudier les gaz à effet de serre depuis l’espace. L’ingénieur a également contribué à la conception d’un instrument servant à analyser l’atmosphère de la planète Mars.

Son intérêt pour les technologies de pointe est l’une des principales raisons pour lesquelles il souhaite devenir astronaute.

« C’est d’aller tester dans l’espace la technologie la plus avancée, la plus complexe qui existe [afin] de faire avancer la recherche scientifique », explique-t-il.

Patience

S’il était choisi, James Veilleux est conscient qu’il devra s’armer de patience avant de participer à une première mission spatiale.

« David Saint-Jacques a été choisi en 2008. Il va voler en 2018 ou 2019, fait-il remarquer. Ça fait que c’est quand même un dix ans de formation, d’apprentissage pour devenir astronaute au moins »

Le but, c’est d’avoir des remplacements pour des missions futures à l’horizon mi-2020. Ça fait qu’il faut être patient. Il ne faut pas s’attendre à avoir un vol demain matin puis être déçu de ça.

James Veilleux

Une étape à la fois

Dans l’éventualité où sa candidature était retenue, James Veilleux devrait déménager à Houston, où s’effectue l’entraînement des astronautes. Le père de trois enfants de 3, 5 et 7 ans assure que sa famille est prête à le suivre. Il souligne toutefois qu’il est encore trop tôt pour y penser.

« C’est une des choses qui peuvent arriver, mais moi, ce que je me dis, c’est vraiment une chose à la fois. Vous regardez les candidats qui restent, et ce sont tous des candidats de qualité. Je ne connais personne qui peut dire qui sera choisi et j’aimerais rencontrer la personne qui va être assez confiante pour dire que oui, certainement, elle va déménager à Houston. »

Les candidats retenus par l’Agence spatiale canadienne commenceront leur entraînement au mois d’août.

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