Le Cégep Limoilou se lance dans l'agriculture. Sur l'un des toits de l'institution, un espace de 141 mètres carrés a été transformé en jardin communautaire pour les étudiants et les membres du personnel. Mieux encore : une partie des légumes servira à nourrir les tout-petits qui fréquentent la garderie du Cégep.

La consultante en environnement du Cégep Limoilou, Barbara Genest, n’est pas peu fière de ce projet réalisé en collaboration avec un comité d’étudiants.

Le toit choisi était déjà végétalisé. Des tables de pique-nique et des ruches d’abeilles y avaient été installées, mais aucune culture maraîchère ne s’y faisait jusqu’à maintenant.

Au total, 42 petits lots ont été créés. Ils peuvent être loués au prix modique de 25 $ pour les membres du personnel et de 20 $ pour les étudiants, et ce, pour toute la durée de l’été.

Guillaume Gagnon-Dugas fait partie de ceux qui n’ont pas tardé à saisir l’opportunité de se saisir d’un petit lot, question de produire lui-même une partie de sa nourriture.

« Je n'ai pas d'espace de jardinage [à la maison], dit-il. Ça ne me tentait pas non plus en recherche d'appartement de me casser la tête avec ça. C'est un espace qui est toujours disponible et comme j'étudie ici pendant trois ans, j'espère l'avoir pendant trois ans! », lance le jeune homme.

Presque tous les lots ont déjà trouvé preneur et une liste d’attente est déjà bien garnie pour ceux qui restent.

Initier les tout-petits

Un autre aspect intéressant du projet est le partenariat qui a été scellé avec le Centre de la petite enfance du Cégep, le CPE Les p’tits loups.

Déjà cette semaine, les tout-petits n’ont pas hésité une seconde à s’improviser agriculteurs.

« Ils étaient empressés d'enlever les mauvaises herbes, de cultiver, d'arroser, raconte la gestionnaire du CPE, Anne Lachance. C'est aussi un lien avec la terre, avec la nature. »

Une partie des légumes produits se retrouvera directement dans les assiettes du CPE pour nourrir les enfants.

La Maison Mère-Mallet, qui offre un service de soupe populaire, obtiendra elle aussi sa part du gâteau durant l’été.

Même si rien n’a encore été décidé, le jardin communautaire pourrait prendre de l’expansion l’an prochain puisque près de la moitié du toit n’est pas encore utilisé.

Plus d'articles

Commentaires