Retour

Un jeu de société pour contrer la cyberdépendance 

Cyberdépendance, cybercrimes et technologies de l'information sont au centre d'un nouveau jeu de société créé et distribué dans la région de Québec. RÉZO invite les jeunes à se questionner sur le phénomène.

Un texte de Camille Simard

RÉZO recréé notamment un réseau social comme Facebook, mais autour d'une table plutôt que devant un ordinateur ou un téléphone.

Les jeunes sont invités à répondre à des questions et à relever des défis.

L'ambiance se veut conviviale tout en s'adaptant aux besoins des jeunes, explique Francis Soulard, le concepteur du jeu.

Il cite en exemple une jeune fille qui aurait l'idée de se prendre en photo nue et de l'envoyer à son copain.

« Son copain montre la photo à son ami. Est-ce qu'il peut être accusé de distribution de pornographie juvénile? La réponse c'est oui », illustre-t-il.

L'idée derrière le jeu, c'est d'éviter de devenir cyberdépendant, sans faire la morale aux jeunes.

« On doit coopérer ensemble, pour créer un réseau social, à l'intérieur duquel on ne deviendra pas cyberdépendant. Si on le devient, le jeu gagne et on a tous perdu », explique M. Soulard.

Se réfugier dans la cyberdépendance

« C'était Youtube, des jeux vidéo, des réseaux sociaux », énumère Yannick Méas-Bureau, un jeune adolescent qui pouvait passer jusqu'à huit heures par jour devant son écran d'ordinateur.

Le jeu lui a fait prendre conscience à quel point il était devenu dépendant.

« Je l'admets au début, j'étais presque dépendant de l'Internet. Le jeu m'a permis de m'ouvrir les yeux à mon problème. Et ça m'a permis de diminuer ma fréquence sur Internet de deux à quatre heures », admet-il.

Il a aussi constaté que cette vie virtuelle ne correspondait pas à la réalité.

Francis Soulard espère pour sa part que le jeu va « déconstruire » cette problématique.

« Le jeu rejoint l'objectif de développer des liens entre les jeunes, de briser l'isolement social, et ça crée des sujets de conversation entre les jeunes par la suite ».

Élaboré par la Table d'actions préventives jeunesse ( TAPJ ) de la Jacques-Cartier, le jeu a été développé à petite échelle et distribué dans différents milieux comme les maisons de jeunes et certaines écoles.

« Notre objectif c'est de le distribuer partout à travers le Québec. Nous sommes à la recherche de bailleurs de fonds », conclut Francis Soulard.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L'art d'être le parfait invité