Retour

Un jeune homme de 18 ans accusé du meurtre d'un septuagénaire à Québec

Yan Dugas, un jeune homme de 18 ans a été accusé mercredi matin du meurtre au premier degré d'un septuagénaire dans le quartier Limoilou, à Québec.

Le 7 octobre dernier, Mathias Breton, 73 ans, avait été retrouvé inanimé et grièvement blessé à l'arme blanche dans son logement au coin de la 2e Rue et de la 8e Avenue. Malgré des manoeuvres de réanimation, son décès a été constaté peu de temps après son arrivée à l'hôpital.

Le jeune suspect a été arrêté dans Limoilou par le groupe tactique d'intervention de la police de Québec, mardi après-midi.

Des proches de Yan Dugas, émus et en pleurs, ont assisté à sa brève comparution au palais de justice de Québec. Le jeune homme qui n'a pas d'antécédents judiciaires reviendra en cour le 8 décembre pour son enquête sur remise en liberté.

« Le Code criminel fait fonction que mon client va être détenu. C'est une ordonnance qui est rendue par la Cour du Québec et il doit s'adresser à la Cour supérieure pour tenter de reprendre sa liberté, ce qui est la prochaine étape dans notre dossier », a expliqué Me Didier Samson.

L'avocat de la défense a également tenu à préciser que la victime avait des antécédents judiciaires en matière sexuelle qui remontent à plus de 25 ans. Mathias Breton a reçu une peine de 6 ans de prison en 1994 pour contacts sexuels sur une personne mineure.

La police de Québec avait d'abord traité le décès du septuagénaire comme une mort suspecte. L'enquête a permis de déterminer qu'il s'agissait d'un meurtre et de retrouver l'auteur présumé.

Il n'y aurait pas de lien de parenté entre le suspect et sa victime, selon la police. Le mobile du crime n'est pas connu.

Il s'agit du premier meurtre à survenir sur le territoire de la ville de Québec en 2016.

Un code avec la voisine

Des voisins de la victime rapportent que l'homme de 73 ans avait l'air nerveux quelques jours avant d'être poignardé.

Il aurait même établi un code avec sa voisine. Si elle l'entendait frapper dans le mur, elle devait appeler la police.

Mathias Breton aurait tenté d'utiliser ce code, mais sa voisine était absente et c'est sa petite-fille, Cynthia Laflamme, qui se trouvait dans l'appartement.

« J'ai entendu des coups dans le mur, mais je ne savais pas que c'était comme une alerte. Ma grand-mère le savait, elle aurait pu me le dire que c'était une alerte pour dire : " Appelez la police, je suis en danger. " », confie-t-elle.

Plus d'articles