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Un médecin atteint de la SLA dévoué à la cause

« Je suis arrivé chez le neurologue en disant : "Je pense que j'ai SLA." » Le diagnostic a été confirmé en janvier 2015 et après 33 ans de pratique, le Dr Jean-Pierre Canuel savait exactement ce qui l'attendait, une perte graduelle de ses capacités physiques qui entraînerait bientôt sa mort.

Un texte de Jonathan Lavoie

Au cours de sa carrière, le Dr Canuel a déjà accompagné jusqu'à « son dernier souffle » une patiente atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également appelée maladie de Lou Gehrig.

À l'époque, l'aide médicale à mourir n'existait pas au Québec. Aujourd'hui, les patients peuvent décider de mettre fin à leur jour et le Dr Canuel pourrait bien emprunter cette voie qui, dit-il, change radicalement la perspective des patients atteints d'une maladie incurable.

« Je reste toujours positif. Le gros point aussi, c'est qu'il y a l'aide médicale à mourir. Au Québec, ç'a fait une avancée importante, donc on verra en temps opportun. »

Pour l'instant, le Dr Canuel est encore loin de la phase terminale de la maladie. Il se considère chanceux d'être atteint d'une « SLA plus lente que la moyenne ».

« C'est sûr que j'ai des moments où c'est plus difficile, on pleure et tout ça. C'est surtout quand je ne suis pas capable de faire des choses, je viens avec une rage intérieure intense. Abattre mes arbres à mon érablière, ça me manque beaucoup. »

32 000 $ pour la recherche

Jean-Pierre Canuel a mis fin à sa pratique médicale en juin 2016. Il emploie désormais toute son énergie à amasser des fonds pour financer les travaux de recherche sur la SLA.

Le médecin a envoyé plus de 600 lettres à l'ensemble de ses anciens patients pour solliciter des dons et il a été « estomaqué » par le nombre de réponses positives qu'il a reçues.

Jusqu'à présent, le Dr Canuel a réussi à récolter 32 000 $ pour la recherche pilotée par l'association SLA-Québec.

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