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Un militaire obtient une absolution en raison d'un choc post-traumatique

Un homme de Bellechasse qui a servi dans une escouade d'élite de l'armée américaine a obtenu la clémence de la cour au palais de justice de Québec. Jason Lessard était en proie à un choc post-traumatique lorsqu'il a agrippé un adolescent au collet, en avril dernier.

Un texte de Yannick Bergeron

L'homme de forte stature s'est présenté devant le juge, mardi, pour plaider coupable à des accusations de voies de fait et d'action indécente.

Le retraité de l'armée américaine avait consommé de l'alcool et de la drogue lorsqu'il est intervenu auprès d'un adolescent qui, croyait-il, se querellait avec sa copine. En le prenant à la gorge, Jason Lessard a frappé le jeune au visage en plus de le menacer de mort.

Après son arrestation, l'ancien tireur d'élite dans le Corps des marines des États-Unis a subi une évaluation psychiatrique. Selon les informations présentées à la cour, l'homme de 41 ans a souffert d'un syndrome post-traumatique, mais ne pouvait profiter d'aucun soutien de l'armée à son retour au Canada.

Il a pu reprendre sa liberté après son arrestation à la condition de suivre une thérapie dans une ressource spécialisée. C'est à cet endroit qu'il a commis une action indécente en s'exhibant nu devant une intervenante au mois de juillet.

La procureure de la Couronne au dossier a reconnu que la médication du militaire n'était pas encore adéquate, à ce moment. « Je ne vois plus la même personne », a convenu Me Valérie Lahaie qui a recommandé d'imposer une absolution à Jason Lessard.

Le militaire a depuis intégré l'armée canadienne qui lui offre des soins et un travail de chauffeur. Il n'a plus à travailler avec des armes.

À la recommandation de la procureure de la Couronne et de l'avocat de la défense, le juge Bernard Lemieux a accepté de faire profiter le militaire d'une absolution.

Elle est toutefois conditionnelle à une probation d'un an durant laquelle M. Lessard devra montrer patte blanche. Il doit aussi verser un don de 500 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC).

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