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Un militant de La Meute expulsé du centre commercial Fleur de Lys

Un membre de La Meute qui affichait les couleurs de l'organisation a été expulsé du centre commercial Fleur de Lys, mardi, à Québec. Alors que La Meute affirme que l'expulsion pour le port du vêtement porte atteinte à ses droits, l'établissement soutient plutôt que l'homme faisait de la sollicitation.

Un texte de Maxime Corneau

L’événement s’est déroulé mardi matin. Patrick Guilbeault, résident de Sainte-Marie et membre de La Meute, prétend avoir été interpellé par deux gardiens de sécurité quelques minutes après son arrivée au centre commercial.

Il affirme que les agents lui auraient demandé de quitter les lieux. « J'ai dit : "J'ai-tu fait de quoi? " Ils me répondent : "Vous portez les couleurs de La Meute, on ne veut pas de ça ici, on va vous demander de quitter." », raconte-t-il.

Patrick Guilbeault dit avoir été expulsé parce qu’il portait un chandail montrant une patte de loup, le symbole de La Meute.

L'homme explique qu'il a tenté de négocier avec les agents pour pouvoir faire ses courses dans le centre commercial, mais en vain.

La règlementation du centre commercial stipule que « le port de vêtements qui pourraient être considérés offensants ou […] qui pourraient violer l’intégrité d’une personne, incluant le port d’une couleur affiliée à un gang […] n’est pas permis sur les lieux ».

C’est toutefois un autre règlement qui aurait conduit à l’expulsion.

« Il faisait de la sollicitation »

Louise Gagnon, la directrice générale de Fleur de Lys, confirme que l’homme a bel et bien été expulsé. Sa version diffère toutefois.

Selon Mme Gagnon, les agents de sécurité auraient demandé à l’homme de couvrir le symbole de La Meute. « II y a peut-être eu un excès de zèle au niveau de nos agents au départ en demandant de cacher le t-shirt identifié à La Meute », mentionne-t-elle.

Toujours selon Louise Gagnon, les agents auraient finalement expulsé l’homme parce qu’il serait revenu dans l’établissement, vêtu d’un chandail neutre cette fois, mais il aurait fait de la sollicitation verbale pour l’organisation La Meute, une activité interdite selon le règlement de l’établissement.

« Peu importe le groupe qui viendra ici, qui va s’afficher, il n’y aura aucune sollicitation de tolérée », affirme Mme Gagnon.

De son côté, M. Guilbeault nie avoir fait de la sollicitation pour La Meute. Le groupe dit vouloir porter plainte à la Commission des droits de la personne.

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