Retour

Un mode de financement à revoir, plaide l'Université Laval

L'Université Laval prévoit atteindre l'équilibre budgétaire en 2016-2017 sans exiger de coupes dans les facultés ou de suppressions de postes, contrairement aux années passées. Mais le réinvestissement annoncé par Québec laisse l'institution sur son appétit, alors qu'elle réclame de revoir tout le mode de financement des universités.

Après des compressions de 48 millions de dollars ces dernières années, l'Université compte sur une « efficience administrative » en mettant en commun certains services tout en s'assurant de nouveaux revenus de recherche afin de maintenir l'équilibre budgétaire.

« Cette année, on a mis les gens en mode efficience et développement pour générer des revenus et réduire les coûts dans un avenir plus long qu'un an. On se rend compte que la communauté est déjà excessivement pressurisée par les compressions des dernières années », explique le vice-recteur exécutif et au développement de l'Université Laval, Éric Bauce.

Moins de nouveaux étudiants

L'Université Laval prévoit aussi une hausse moindre des effectifs étudiants dans les années à venir ce qui aura un impact sur ses revenus. Selon ses prévisions, la hausse des inscriptions atteindra seulement 1 % l'an prochain, plutôt que 3 % ou 4 % pour les années passées.

« On voit des baisses assez importantes dans la démographie des cégeps. On pense que tout ça va finir par se stabiliser et qu'on ne pourra pas nécessairement toujours miser sur cette croissance continuelle d'effectifs étudiants », souligne M. Bauce.

D'où l'importance de revoir le mode de financement des universités qui est basé en partie sur le nombre d'étudiants, plaide-t-il.

Réinvestissement insuffisant

Même s'il qualifie de « bonne nouvelle » le réinvestissement annoncé en éducation dans le dernier budget Leitao, M. Bauce estime qu'il n'est « pas significatif ».

Selon ses calculs, l'Université pourrait recevoir « 4 ou 5 millions de dollars » cette année, mais le montant reste à être déterminé en vertu des règles budgétaires qui n'ont pas encore été annoncées. Une somme qui n'est pas assez importante pour rassurer l'Université pour les années à venir, plaide-t-il.

Les dirigeants de l'Université Laval ont rencontré la nouvelle ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Hélène David, une ancienne vice-rectrice à l'Université de Montréal. Éric Bauce dit avoir eu une « très bonne collaboration et une très bonne écoute » de sa part.

La part du financement du gouvernement correspond à environ 51 % du budget de l'Université, selon Éric Bauce

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine