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Un mur de soutènement menace de s'écrouler au cœur de Saint-Georges

La Ville de Saint-Georges, en Beauce, presse le gouvernement du Québec de financer la reconstruction du mur de soutènement situé en bordure de la rivière Chaudières. Selon de récents rapports d'ingénierie, la structure de béton, qui soutient la route principale de la ville, ne respecte pas les normes de sécurité.

Construit en 1967, le mur de soutènement, s’étend sur près d’un kilomètre. De nombreuses fissures sont visibles sur la structure, mieux connue sous le nom de « quai Pinon ».

« C'est le sujet de conversation principal des citoyens de Saint-Georges depuis plusieurs années, affirme le maire de la ville, Claude Morin. On a fait faire des études d'ingénierie en 1989. Elles nous disaient déjà qu'il fallait prendre action pour réparer ce quai-là et éviter qu'il s'écroule dans la rivière. »

Plus de 7000 véhicules circulent quotidiennement sur la route principale, qui se trouve aux abords du mur de soutènement.

« Vous pouvez vous imaginer si une partie du quai s'écroule, c'est le centre-ville qui devient complètement bloqué », dit le maire.

Le mur agit également contre la glace l’hiver. « Lorsque la rivière dégèle au printemps, c'est une protection pour la ville », soutient M. Morin.

Les plus récents rapports stipulent que le béton est trop endommagé pour une simple restructuration. Selon le directeur des services techniques de la Ville de Saint-Georges, Alain Roy, une reconstruction est nécessaire.

« Il va continuer à se dégrader. On parle d'un mur de 4 pieds à la tête à 7 pieds et demi à la base », affirme-t-il.

Le service technique de la Ville de Saint-Georges soutient pour sa part qu’une restauration de la structure est inutile puisque la dégradation du ciment est trop importante.

« Avec les nouvelles normes de conception, le mur ne serait pas stable, affirme M. Roy.

Il ne faut pas s’alarmer. Il ne tombera pas demain matin. Quand on parle de glissement, de renversement ou séisme, avec les nouveaux critères de sécurité, ça ne correspond pas aux normes.

Alain Roy, directeur des services techniques de la Ville de Saint-Georges

Les travaux sont évalués à 20 millions de dollars. Le financement du gouvernement fédéral est assuré par le biais du programme national d'atténuation des catastrophes.

La Ville de Saint-Georges a aussi exprimé sa volonté à contribuer au financement du projet. Il ne manque que l'approbation de Québec, souligne le maire de la ville. « On ne veut pas être harceleur, mais on met beaucoup de pression parce que c'est un projet qui fait l'unanimité. »

Revitalisation du centre-ville

Ce grand chantier prévoit l'aménagement d'une piste cyclable et d'espace vert le long de la promenade. Il est le cœur du projet de revitalisation du centre-ville.

« C'est un projet majeur qu'on attend depuis longtemps, affirme Amélie Ferland, chargée de projet de Revitalisation du centre-ville de Saint-Georges. Les commerçants l'attendent aussi. Je pense qu'ils attendent après ça pour rénover leur façade aussi. »

La Ville souhaite entamer la reconstruction en 2018.

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