Il existe désormais une voie de passage entre ceux qui rêvent de devenir agriculteurs et ceux qui possèdent une ferme sans relève familiale. Le service ARTERRE vient d'être lancé au Québec avec comme mission de mettre en contact la relève et les propriétaires agricoles.

ARTERRE existe pour plusieurs raisons : démontrer qu’il est toujours possible d’avoir accès aux terres agricoles, valoriser les terres qui ne sont pas en production et favoriser le développement économique des régions.

À l’heure actuelle, le service est présent dans 25 municipalités régionales de comté (MRC).

Dans chacune des MRC, il existe un « agent de maillage ». Son rôle? Préparer la relève, puis la jumeler aux propriétaires agricoles qui veulent vendre une partie ou l’entièreté de leur entreprise.

« On m'appelle parfois la marieuse, parce que je crée des liens sur le plan humain! », rigole Noémie Blanchette-Forget, une agente de maillage dans le Centre-du-Québec.

Donner au suivant

Parmi les entrepreneurs participants, on retrouve Stéphane Isabelle, qui possède notamment un verger d’amélanchiers. Établie à Inverness, dans le Centre-du-Québec, sa terre est si grande qu’il souhaite en vendre une partie à la relève.

« On espère faire une oasis d'abondance, dit-il. On veut quelque chose qui est beau, convivial, rustique, mais qui aurait aussi un côté agrotouristique. »

M. Isabelle est bien placé pour parler puisqu’il y a deux ans, il avait lui-même bénéficié des services de l’organisme Banque de terres, l’ancêtre d’ARTERRE, afin de démarrer son entreprise.

Objectif : être partout

En plus des agents de maillage présents dans les MRC, ARTERRE possède un site web où les aspirants agriculteurs et les propriétaires peuvent s’inscrire.

Le projet est coordonné par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ). D’ici deux ans, le CRAAQ espère avoir des agents de maillage dans toutes les MRC agricoles du Québec.

« Ce qu'on souhaite surtout, c'est d'avoir de la diversification de l'agriculture par de nouvelles entreprises et des terres qui soient remises en culture », affirme la directrice générale du CRAAQ, Brigitte Dumont.

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