Le Tour de Beauce tient bon et se prépare à accueillir à nouveau les meilleures cyclistes professionnels de la relève en Amérique du Nord.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Du 13 au 17 juin, 130 cyclistes de 19 équipes s’attaqueront à la plus vieille course de vélo par étapes sur le continent nord-américain.

Pendant que le Tour de l’Alberta lance la serviette cette année en raison de problèmes financiers, la classique beauceronne revient pour une 33e année.

Le champion en selle

Le champion en titre, le Letton Andzs Flaksis (Holowesko/Citadel), sera présent pour défendre sa couronne sur le parcours de cinq étapes totalisant une distance de 635 kilomètres.

« Il a gagné un beau tour l’année dernière, rappelle Francis Rancourt. Il a un beau palmarès. Il est très bien encadré. Son équipe est montée au statut “Pro continental” en plus cette année, c’est donc une équipe mieux organisée avec plus de budgets. »

Le tour accueillera à nouveau dans son peloton l’Espagnol Francisco Mancebo.

Le cycliste de 42 ans participera à son sixième Tour de Beauce, qu’il a remporté en 2011.

Mancebo a pris part à sept reprises au Tour de France où il a terminé au 4e rang au classement général en 2005.

Retour de l’équipe Québec

Pour la première fois depuis 2010, une formation complètement formée de coureurs québécois prendra le départ de la course.

L’équipe sera menée par le vétéran cycliste Bruno Langlois. L’athlète originaire de Matane sillonnera les routes de Beauce pour une 20e année, un record.

« 20e tour, ça ne me rajeunit pas », avoue le cycliste de 39 ans, qui aura le mandat d’encadrer les jeunes coureurs de la relève, tel Guillaume Davidson.

« L’objectif est vraiment d’essayer de développer des jeunes. On aura une équipe de moins de 23 ans... Sauf moi bien sûr », a ajouté Bruno Langlois, qui a participé à la sélection de l’équipe le week-end dernier lors des Grands Prix de Charlevoix.

Une formation aux couleurs canadiennes sera également en piste.

L’identité des coureurs n’a pas encore été dévoilée, mais l’équipe tentera d’attirer Guillaume Boivin et Svein Tuft dans ses rangs.

Tuft, victorieux en 2008, est d’ailleurs le dernier cycliste canadien champion au pays des Jarrets noirs.

La fin des « podiums girls »?

Comme c’est souvent la coutume dans le monde du cyclisme professionnel, le Tour de Beauce a lui aussi ses « podiums girls » : des hôtesses qui remettent des fleurs et font la bise aux vainqueurs à la fin de la course.

Francis Rancourt précise que des hôtesses seront encore présentes cette année pour accueillir et diriger les gens lors des cérémonies protocolaires, mais il n'y aura plus d'embrassade avec les athlètes.

« Les becs sur la scène, au podium, on va passer, dit-il. On n’a pas eu de pression pour le faire. On sait que ç’a été critiqué, alors on se met à niveau. »

Alors que la F1 a annoncé cette année qu’elle abandonnait cette pratique, le débat se poursuit sur la présence de jeunes femmes aux abords des podiums du Tour de France

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