Retour

Un plan pour réduire la pénurie de médecins et de services dans Portneuf

Le ministère de la Santé a présenté des pistes de solution, vendredi matin, aux maires de Portneuf, pour pallier le manque de services de santé et la pénurie de médecins dans la région.

Un texte de Jean-François Nadeau

Depuis août 2015, neuf médecins ont démissionné des urgences de Saint-Raymond et de Saint-Marc-des-Carrières, limitant ainsi les services offerts à la population. Les citoyens et les élus réclament aussi depuis des mois l'accès à des traitements locaux d'hémodialyse et de chimiothérapie.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS) propose donc d'offrir d'ici un an et demi des services d'hémodialyse à l'Hôpital régional de Portneuf, à Saint-Raymond.

On compte aussi ajouter entre 10 et 13 lits en gériatrie d'ici le 31 mars prochain à l'hôpital régional de Portneuf, selon le président-directeur général du CIUSSS. Michel Delamarre.

L'ajout de lits devra s'accompagner d'embauche de personnel comme des infirmières, des préposés aux bénéficiaires et des travailleurs sociaux, souligne M. Delamarre.

« Premier défi qu'on a devant nous, c'est de s'assurer qu'on a les effectifs suffisants pour faire le travail. C'est du personnel qu'on va devoir former, notamment pour les traitements d'hémodialyse », explique Michel Delamarre.

Le ministère de la Santé souhaite également implanter un service de médecine de jour à l'hôpital régional de Portneuf. Une étude de faisabilité sera également menée pour offrir, éventuellement, des services de chimiothérapie à Saint-Raymond.

« Ça nécessite des engagements financiers qui ne sont pas tous attachés encore, mais on est sur la bonne voie », explique le député de Portneuf, Michel Matte.

Le député estime que ces nouveaux services vont nécessiter des investissements de l'ordre de quatre à cinq millions de dollars.

Le Comité des citoyens pour la sauvegarde des soins de santé dans Portneuf réclame des investissements de la sorte depuis des mois. Leur porte-parole, le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion, a l'impression d'avoir été entendu.

« Ça ne règle pas tout, mais c'est un pas dans la bonne direction. Au moins, ça montre qu'ils ont consulté notre dossier et qu'ils s'en occupent. Avant, il n'y avait rien », affirme-t-il.

La pénurie de médecins, elle, est plus complexe à régler. Michel Matte, demande que le territoire de la MRC soit scindé en deux, ce qui forcerait l'embauche de médecins dans le nord et l'ouest de la région de Portneuf, où les besoins sont plus criants.

Plus d'articles