Retour

Un responsable d'une garderie reconnaît avoir agressé une fillette

L'homme assistait sa conjointe dans les soins de neuf enfants qui fréquentaient la garderie jusqu'au 8 mai 2015.

C’est la mère de la petite victime qui avait alerté les autorités après que la fillette lui ait raconté, lors d’un trajet vers la garderie, que Patrick Gingras se promenait parfois nu. La fillette avait ajouté des détails bouleversants.

« Nous étions rendus dans le stationnement de la garderie. J'ai fait marche arrière et nous sommes allés au poste de police », a relaté la mère de l’enfant lors des audiences au palais de justice de Québec, vendredi.

La mère a par ailleurs mentionné qu’elle avait « une confiance aveugle » dans la garderie qu’elle et son conjoint avaient soigneusement choisie et qui détenait de bonnes références.

« C'était un endroit bien tenu, bien entretenu », a expliqué la mère qui avait confié sa fille à cette garderie deux ans plus tôt.

La garderie a fermé ses portes la journée même de la dénonciation de la fillette.

Au moins un an de prison

Patrick Gingras reviendra en cour le 30 janvier pour l'audience visant à déterminer sa peine. Il est déjà acquis qu'il ira en prison, ses crimes entraînant automatiquement une peine minimale d'une année de détention.

Il a déjà entrepris un suivi auprès d'une psychiatre spécialisée en trouble de la sexualité. Des médicaments lui ont été prescrits pour maîtriser ses pulsions.

La mère de la victime souhaitait que le nom de l’agresseur soit connu pour protéger les autres enfants.

Dans cette épreuve, elle se réconforte avec la réaction de sa fille qui a pu révéler les agressions dont elle a été victime, et ainsi permettre la condamnation de Patrick Gingras.

Les faits reprochés sont survenus lors de deux événements distincts.

Plus d'articles