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Un restaurateur de Québec forcé de produire sa vodka en Italie

Las d'attendre un assouplissement de la loi afin de produire lui-même ses spiritueux, un restaurateur de Québec a choisi de faire distiller sa propre vodka en Italie.

D'après des informations de Maxime Corneau

L'investissement est important, mais les deux hommes derrière le Bistro L'Atelier pensent qu'il peut être payant. Une première cargaison de vodka importée d'Italie vient tout juste d'arriver. Un produit distinctif, distillé selon les critères du restaurant.

Dans un monde idéal, le restaurateur distillerait lui-même sa vodka, à l'image de plusieurs petits établissements européens. Mais la loi québécoise ne le permet pas. Un non-sens, selon lui.

« On a les moyens, on a les ressources et on a même la main-d'oeuvre qualifiée au Québec pour faire des choses comme ça », affirme-t-il.

Une loi à modifier

Selon François Bonnardel, critique en matière de finances à la Coalition avenir Québec, la situation est « complètement ridicule ».

Jeudi, le député caquiste a déposé un projet de loi pour créer un nouveau permis d'agriculteur-distillateur et permettre aux petits joueurs de vendre leur production sans passer par la Société des alcools du Québec (SAQ).

« Minimalement, c'est d'ouvrir le marché, libéraliser le marché de l'alcool au Québec et promouvoir les produits du terroir au Québec », mentionne-t-il.

François Bonnardel ne s'en cache pas, le dépôt de son projet de loi est une façon de faire pression sur le gouvernement Couillard, qui tarde à modifier la réglementation sur la production et la vente d'alcool au Québec, tel qu'il l'a promis en campagne électorale.

« Dix-huit mois mois plus tard, on n'a toujours pas eu la preuve qu'il y aurait une loi déposée », dénonce François Bonnardel.

Le gouvernement Couillard s'est refusé à tout commentaire dans le dossier, précisant qu'un projet de loi doit être déposé la semaine prochaine.

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