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Un robot intelligent à l'essai à l'incinérateur de Québec

L'entreprise québécoise Waste Robotics profite depuis un mois des installations de l'incinérateur de Québec pour tester son robot conçu afin de séparer les matières putrescibles du reste des ordures ménagères. Le but de l'exercice : valider l'efficacité de sa technologie dans un contexte réel.

Un texte de Guylaine Bussière

C'est le programme de vitrine technologique mis en place par la Ville de Québec qui permet à Waste Robotics de tester ainsi son innovation basée sur l'intelligence artificielle. Une occasion exceptionnelle pour la jeune entreprise.

Le robot démêle les sacs de résidus de table des sacs d'ordures ménagères. « On est capable de lui dire ce qu'on veut qu'il trie. Il pourrait donc trier n'importe quel flot de matières résiduelles afin qu'on soit en mesure de récupérer tous les produits qu'on veut valoriser », explique le vice-président de Waste Robotics, Michel Laforest.

Grâce à cette technologie, l'ajout d'un troisième bac ou de camions pour la cueillette des matières résiduelles n'est plus nécessaire, affirme M. Laforest.

Des essais concluants

Waste Robotics soutient que les tests réalisés jusqu'ici sont concluants. Le robot pourrait représenter une solution pour toutes les villes qui devront récupérer ou valoriser leurs résidus de table plutôt que de les enfouir d'ici 2022, en vertu de la nouvelle réglementation québécoise.

Des représentants de villes canadiennes et américaines ont visité l'incinérateur de Québec au cours du dernier mois afin de voir le robot à l'oeuvre. Waste Robotics, dont le principal concurrent est la société finlandaise Zenrobotics, souhaite faire une percée sur le marché nord-américain.

L'entreprise ne cache pas vouloir vendre son concept à la Ville de Québec. Le maire Régis Labeaume a déjà annoncé qu'il n'y aurait pas d'ajout de bacs pour la cueillette des matières putrescibles à Québec et que des sacs seraient mis à la disposition des résidents.

Chacun de ces systèmes coûte entre 500 000 $ et un million de dollars. Pour l'instant, Waste Robotics en a vendu un à la Ville de Minneapolis.

Éliminer les bacs bruns

Cette façon de faire qui élimine les bacs et une collecte supplémentaire représente probablement le meilleur scénario pour la Ville de Québec, selon Alexandre Turgeon.

Le directeur général du Conseil régional de l'environnement de la région de la Capitale nationale fait toutefois valoir que la mise en place du système devra être accompagnée d'une campagne de communication efficace pour expliquer aux résidents quoi mettre dans leurs bacs.

L'obligation pour les villes de récupérer et de valoriser les résidus verts et les résidus de table s'accompagnera à Québec de la construction d'une usine de biométhanisation, une installation qui coûtera une centaine de millions de dollars.

L'usine sera construite tout près de l'incinérateur et sera munie d'une conduite souterraine qui reliera les deux installations. Cette conduite permettra d'acheminer les matières putrescibles récoltées à l'incinérateur afin qu'elles soient transformées en biogaz à l'usine de biométhanisation, et ce gaz sera mis en vente.

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