Une victime venue de Montréal accompagnée de ses parents est repartie amère du palais de justice de Québec, alors que son agresseur a obtenu une remise de sa cause.

Un texte de Yannick Bergeron

Mad-Giovanni Turpin a décidé de changer d'avocat alors que le tribunal devait entendre les représentations sur la peine du violeur.

« Je comprends tous les désagréments que ça peut causer », s'est désolée l'avocate qui le représentait jusqu'à maintenant.

Me Julie Bégin a informé la juge Christine Gosselin que le lien de confiance était « brisé des deux côtés ».

Tout en convenant que l'accusé a des droits, la juge Gosselin s'est désolée de la tournure des événements.

Droit reconnu

Reconnaissant que l'homme de 33 ans a le droit d'être représenté par un avocat, elle lui a permis de reporter la cause au 12 février.

À cette date, la magistrate a garanti que le dossier allait avancer.

Mad-Giovanni Turpin qui est originaire de l'ile de la Réunion risque la déportation au terme de sa peine.

En 2012, il avait recueilli la victime devant le bar Le Dagobert d'où elle venait d'être expulsée en raison de son état d'intoxication avancée.

Turpin s'est défendu en disant que la jeune femme de 19 ans avait consenti à avoir des rapports sexuels avec lui.

La juge a toutefois conclu que la victime n'avait pu donner son consentement en raison de son état.

Mad-Giovanni Turpin est incarcéré depuis qu'il a été déclaré coupable, en octobre dernier.

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