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Une bonne saison pour le maïs de Neuville, mais toujours pas d'appellation

Malgré quelques jours de retard, la saison s'annonce bonne pour les producteurs de blé d'Inde de Neuville. La douzaine de producteurs devront toutefois patienter encore un peu avant de faire partie de la courte liste des Indications géographiques protégées (IGP) accordée par le gouvernement du Québec.

Après cinq ans de démarches, il ne manque plus que l'approbation finale du ministre de l'Agriculture. Selon Isabelle Béland, de l'Association des producteurs de maïs de Neuville, l'IGP servira entre autres à protéger la réputation du produit.

« Une réputation, c'est plus difficile à faire qu'à défaire. Les générations antérieures ont travaillé fort pour que le maïs de Neuville soit un bon maïs, un maïs de qualité. Ils ont développé un savoir-faire, donc on ne veut pas que ce soit gâché par des gens qui usurpent le nom du maïs de Neuville. »

Le secret derrière le maïs sucré

La famille Langlois cultive les terres de Neuville depuis 1667. Médé Langlois fait partie de la 11e génération. Selon lui, le terroir de Neuville contribue à la renommée du maïs, mais il faut également savoir cueillir l'épi au bon moment.

« Un blé d'Inde qui n'est pas trop mûr, on appelle ça ici un "p'tit pâlotte", un blé d'Inde qui est croustillant, non pâteux et très sucré », raconte le producteur.

Médé Langlois attend avec impatience l'IGP pour le maïs de Neuville, qui permettra au client d'être certain d'acheter le bon produit. « Vous ne vous ferez pas avoir parce vous allez acheter et payer vraiment pour la qualité. Enfin on est reconnus pour notre savoir-faire. »

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