Quelques centaines de manifestants ont participé, samedi après-midi, à une marche anti-G7 organisée par la Coalition pour un Forum alternatif au G7. Les autorités ont indiqué que le tout s'est déroulé de façon pacifique.

Au total, 13 personnes ont été arrrêtées depuis jeudi, a indiqué en fin de journée le Groupe intégré de la sécurité (GIS), qui dresse un bilan positif des mesures de sécurité mises en place durant le sommet.

« Plusieurs manifestations pacifiques ont eu lieu, principalement à Québec, sans débordement notable », souligne-t-on.

Politiques dénoncées

La tenue de kiosques et de discussions étaient au programme samedi près de la fontaine de Tourny. Vers 15 h, les manifestants ont marché deux kilomètres sur la colline Parlementaire et dans le Vieux-Québec. Ils étaient encadrés par un grand nombre de policiers.

Anne-Valérie Lemieux-Breton fait partie des organisatrices de la journée. « On prend la rue [...] pour dénoncer la venue du G7 au Québec, pour dénoncer les politiques mises de l'avant par les pays membres du G7, des politiques qui accentuent des inégalités sociales à travers le monde », dit-elle.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, était de la marche. Il estime que la présence policière dans les rues en raison de la tenue du Sommet du G7 est excessive et qu’elle brime la liberté d’expression des manifestants.

« Il y a beaucoup de gens qui ne seront pas venus à ces manifestations-là en étant persuadés que ça va être l’horreur, les gaz lacrymogènes et les balles qui vont virevolter. Donc, une bonne partie des gens qui ont quelque chose à dire pour manifester leur colère devant l’irresponsabilité des dirigeants du monde ont eu sans doute peur », croit-il.

La Coalition a réservé des autobus pour transporter des manifestants de Montréal, Trois-Rivières et Sherbrooke.

Un spectacle humoristique est aussi prévu en soirée au centre Lucien-Borne.

La présence de Kagame dénoncée

Une dizaine de manifestants se sont aussi rendus samedi matin devant l'Assemblée nationale pour dénoncer la venue du président rwandais Paul Kagame. Le groupe lui reproche notamment sa participation alléguée à la torture et au massacre de millions de personnes lors du génocide du Rwanda.

Perpétue Muramutse représente le Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix. Elle est outrée de voir que le Canada laisse entrer l'homme sur son territoire. « On parle de millions de morts. C'est choquant, je n’aurais jamais cru », souligne-t-elle.

M. Kagame a participé à une séance de mobilisation sur la santé des océans et la résilience des communautés côtières, samedi, à Québec.

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