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Une éleveuse doit payer pour la mort prématurée de « Monsieur Jules »

Une éleveuse de chats est condamnée par la Cour des petites créances à payer 2682 $ à une famille de Québec à la suite de la mort de leur félin. L'animal payé 1200 $ est mort prématurément trois mois après son adoption.

Un texte de Yannick Bergeron

En septembre 2013, la famille Rochette a eu le coup de foudre pour un sphynx rare de la Chatterie l'Éden qui se spécialise dans l'élevage de cette race.

L'animal, nommé Monsieur Jules, devait faire le bonheur de Jeanne, 14 ans, mais à peine deux jours après son arrivée au domicile de la famille, le chat a dû être amené d'urgence chez le vétérinaire. Le chaton de trois mois présentait une forte fièvre, des vomissements et de la diarrhée.

Remis sur pattes rapidement, Monsieur Jules est ensuite retourné dans sa nouvelle famille avant d'être à nouveau terrassé à la mi-décembre.

Cette fois, son état va conduire la famille Rochette à mettre fin aux souffrances de l'animal en le faisant euthanasier.

Vice caché

Poursuivie aux Petites Créances par la famille, la propriétaire de la Chatterie l'Éden, Denise Ouellet, s'est défendue en disant qu'elle avait été informée de la situation médicale du chaton trop tard. Elle n'a pu ainsi demander une contre-expertise.

Le juge Daniel Lavoie rejette cet argument en notant que l'éleveuse avait discuté avec le vétérinaire avant que le chaton ne soit euthanasié. La raison précise du décès n'a pas été identifiée puisque la famille a refusé l'autopsie.

Selon le juge, c'était à l'éleveuse de payer pour une autopsie. « Ainsi, elle aurait été en mesure de renverser la présomption rattachée à l'existence du vice caché au moment de la vente », écrit le juge Lavoie.

Il conclut que l'éleveuse doit rembourser le prix du chat et les frais vétérinaires « lesquels sont rattachés directement à la santé défectueuse du jeune chat », tranche le magistrat.

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