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Une entreprise de Québec souhaite transformer l'industrie de l'aquaculture

Née en 2012, l'entreprise XpertSea de Québec est en plein essor. La biologiste Valérie Robitaille et son mari, Cody Andrews, ont mis au point une technologie qui suscite un vif intérêt dans l'industrie de l'aquaculture.

Un texte de Nicolas Vigneault

Valérie Robitaille, qui est aujourd'hui chef de la direction de l'entreprise, explique que le produit mis au point par XpertSea est désormais distribué dans 48 pays, principalement émergents.

Il s’agit en quelque sorte d’un contenant muni d’un dispositif électronique qui permet de compter, mesurer et vérifier l'état de santé de minuscules organismes comme des larves de crevettes, par exemple.

Cette technologie qui mise sur l’intelligence artificielle permet de colliger des informations cruciales en aquaculture afin d’optimiser la production en évitant, par exemple, les erreurs d’un comptage manuel.

« On déploie un instrument sur le terrain, dans les fermes, et toute cette information s'en va sur une plateforme Internet, explique Mme Robitaille. Là, on est capables d'ajouter de la valeur à ces informations et donner des recommandations à savoir : comment nourrir les organismes? Comment effectuer certains traitements pour améliorer leur santé? »

Marché de 200 milliards de dollars

L'entreprise qui a pignon sur rue dans le parc industriel Frontenac a été approchée par des producteurs de truites, tilapias, mollusques et oursins afin de vérifier la possibilité d'utiliser la technologie développée à Québec.

Valérie Robitaille évalue le marché potentiel de l'aquaculture à plus de 200 milliards de dollars. « Et c'est un marché qui croît à plus de 10 % par année. C'est d'ailleurs le marché de production alimentaire qui a la plus forte croissance en ce moment », souligne la femme d'affaires.

XpertSea vient par ailleurs de conclure une entente de financement de 10 millions de dollars provenant de fonds privés afin de poursuivre son développement.

Relations d'affaires différentes

Le fait de vendre la grande majorité de ses produits dans les pays émergents a forcé XpertSea à adapter sa structure de vente. « Ce sont des marchés où il peut y avoir un peu de méfiance » souligne d'abord Pierre-Luc St-Onge, directeur des ventes pour l'Asie-Pacifique chez XpertSea.

Pour répondre à certaines préoccupations des entreprises locales, l'entreprise a embauché la semaine dernière deux nouvelles ressources, ce qui porte à quatre le nombre d'employés spécialisés en relations d’affaires qui oeuvrent sur le terrain.

« En Inde, en Thaïlande, au Vietnam et en Indonésie, il y a encore une relation de confiance qui doit s'établir et qui se construit sur plusieurs semaines, sur plusieurs mois, alors ça nécessite des ressources locales », précise M. St-Onge.

Défi de recrutement

Samuel Couture-Brochu, vice-président technologies chez XpertSea a été le premier ingénieur à faire son entrée dans l'entreprise il y a quelques années. Il a aussitôt contacté des amis ingénieurs pour les convaincre de se joindre à l'équipe qui compte aujourd'hui une quinzaine d'ingénieurs, et 35 employés au total.

XpertSea pourrait devoir doubler prochainement son nombre d'employés pour répondre à la croissance de l'entreprise.

« Souvent dans les entreprises établies, il y a quelqu'un très haut dans un siège social dans un autre pays qui donne les guidelines et tu n'as pas le contrôle sur ces choses-là. Ici, tu as une proposition, une nouvelle idée, ça permet des discussions et les choses peuvent avancer très rapidement », conclut le jeune ingénieur.

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