Une fausse psychologue qui a posé des diagnostics auprès d'enfants a plaidé coupable, lundi matin, au palais de justice de Québec. L'Ordre des psychologues poursuivait au pénal Mélanie-Eugénie Chisholm pour usurpation du titre.

Un texte de Yannick Bergeron

La femme de Lévis devra payer des amendes totalisant 55 000 $. Mélanie-Eugénie Chisholm a notamment reconnu avoir recommandé à un adolescent dépressif de 17 ans de cesser sa médication.

« Elle a mis la sécurité et même la vie de ce jeune-là en péril », a affirmé l'avocat de l'Ordre des psychologues, Me Louis Gélinas.

« On l'a vu vraiment redescendre », a confirmé le beau-père de l'adolescent, Frédéric Jacques. L'homme, qui était présent au palais de justice, a témoigné des conséquences importantes sur la santé du jeune.

Quand elle lui a demandé d'arrêter ses médicaments, ç'a comme dégénéré. On voyait que ça n'allait pas du tout.

Frédéric Jacques, beau-père d'un adolescent qui a consulté la fausse psychologue

« Après, son taux de médication a dû être remonté à un niveau encore plus élevé qu'il était avant. Donc, ça aurait pu finir très mal », a confié Frédéric Jacques.

Pour un autre enfant, la femme a posé un diagnostic erroné de dyslexie. Invitée à prendre la parole devant la cour, la femme de 45 ans s'est dite désolée et s'est excusée.

Avec les frais qui s'ajoutent aux amendes, la fausse psychologue devra payer au total 71 250 $. Sa reconnaissance de culpabilité règle son procès pénal, mais Chisholm fait aussi face à des accusations criminelles pour les mêmes raisons.

Mélanie-Eugénie Chisholm doit revenir devant le tribunal le mois prochain pour répondre de six chefs d'accusation de fraude de moins de 5000 $ et d'usurpation d'identité.

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