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Une flotte de taxis électriques pour Québec

L'homme d'affaires Alexandre Taillefer affirme qu'il lancera à Québec une flotte de taxis électriques Téo Taxi, comme il l'a fait à Montréal à l'automne.

Le service sera implanté dans la capitale d'ici la fin 2016, a confirmé Alexandre Taillefer à Radio-Canada vendredi matin.

L'homme d'affaires ne peut dire pour le moment combien de voitures circuleront à Québec. Une cinquantaine sont en service à Montréal.

« J'ai eu hier des indications de la part de M. Labeaume qu'il souhaitait qu'on vienne s'implanter sur le marché chez vous. On va déterminer ça dans les prochaines semaines et on va pouvoir en reparler. »

La Ville de Québec affirme toutefois ne pas avoir discuté, ni rencontré M. Taillefer à ce sujet.

L'homme d'affaires entend travailler avec l'industrie du taxi déjà en place.

« Notre objectif aujourd'hui est vraiment de travailler conjointement avec l'industrie, et les gens qui croient en notre modèle, c'est des gens qu'on va essayer d'attirer à l'intérieur de ce qu'on est en train de faire. Il n'y aura pas 10, 15 nouveaux taxis. Ce sont des taxis qui opèrent aujourd'hui à Québec et qu'on va convaincre de joindre un modèle. »

Selon lui, le modèle proposé avec Téo Taxi permet de faire des économies substantielles d'environ 15 % dans les coûts d'exploitation en raison de l'électrification des voitures.

Accueil favorable

Le président du Regroupement des propriétaires de taxis de la capitale, Hamid Nadji, n'a pas l'intention de s'opposer à l'arrivée du service de taxi Téo de M. Taillefer.

« Il travaille dans un cadre légal, donc on n'a aucun problème avec eux, au contraire. [...] Toute personne ou tout nouveau modèle qui travaille dans un cadre légal, et il en fait partie, c'est un bon modèle québécois qu'il faut encourager ».

Il affirme que cette concurrence est bien différente de celle exercée par Uber.

Le premier ministre Philippe Couillard, qui est en mission économique à Washington, avance même que Téo Taxi pourrait supplanter la multinationale américaine. 

« Moi, je pense qu'ils peuvent battre Uber. Un projet comme Téo, je ne veux pas faire d'annonce pour une compagnie en particulier, mais les projets semblables vont donner ce que le client veut. En affaires, quand tu donnes ce que le client veut, en général, tu réussis », a-t-il déclaré lors d'un bref point de presse.

Le projet est par ailleurs salué par le directeur général d'Accès transports viables, Étienne Grandmont.

« L'industrie du taxi accuse un certain retard au niveau de sa flotte de véhicules, même s'il y a un peu de renouvellement au niveau des véhicules hybrides, mais l'industrie a peut-être un peu besoin de se renouveler au niveau de ses technologies, ses véhicules, au niveau de son image aussi, et je pense que Téo amène ça. »

Les voitures électriques seront munies de connexion sans fil et de tablettes électroniques.

Alexandre Taillefer loue des permis de taxi à des chauffeurs qu'il embauche pour conduire ses voitures. Les chauffeurs de Téo Taxi sont des salariés qui reçoivent en moyenne 15 $ de l'heure et travaillent environ 40 heures par semaine.

À Montréal pour le moment, 50 voitures électriques vertes et blanches roulent dans les rues de la métropole depuis novembre.

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