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Une infirmière sanctionnée par son ordre après un délit de fuite mortel

Une infirmière auxiliaire qui a purgé une peine de prison après avoir heurté un homme avec sa voiture dans l'arrondissement de Charlesbourg, à Québec, vient d'être radiée temporairement par son ordre professionnel.

Un texte de Yannick Bergeron

Valérie Tremblay ne pourra pas travailler pendant 18 mois à la suite d'une décision qui a été rendue jeudi par le comité de discipline de sa profession.

En février 2016, la mère de famille a été condamnée à neuf mois de détention. Elle a finalement purgé le sixième de sa peine, soit un mois et demi.

En mai 2011, la femme de 31 ans ne s'était pas immobilisée après avoir happé Sébastien Dubé. L'homme de 37 ans a succombé à ses blessures trois semaines plus tard.

Tremblay a toujours soutenu qu'elle croyait avoir heurté une poubelle ou un chien.

Après avoir été déclarée coupable criminellement, l'infirmière auxiliaire n'a pas contesté la plainte de son comité de discipline, soit « d'avoir posé des actes dérogatoires à l'honneur et à la dignité de la profession ».

En ne portant pas assistante à la victime, Tremblay a commis des gestes qui sont incompatibles avec les principes de sa profession.

« Sa conduite est grave et elle porte ombrage à l'ensemble de la profession », peut-on lire dans la décision du Conseil.

Pas repentante

Comme lors de son procès, Valérie Tremblay a témoigné devant son ordre professionnel.

« Mme Tremblay n'a démontré aucun remord, aucune forme d'émotion et n'a présenté aucune forme d'excuse en raison de son comportement », s'étonnent les membres du Conseil.

Le tribunal professionnel qualifie la suggestion commune des avocats de « relativement clémente compte tenu de la gravité du geste ».

Le comité cite à cet effet la décision de la juge Chantale Pelletier, qui l'a déclarée coupable au terme du procès criminel.

« Avoir laissé la victime blessée sur la chaussée démontre un mépris certain pour la vie humaine. Trois jours après l'accident, alors que l'accusée fait sa déclaration au policier, elle ne manifeste aucune inquiétude pour la victime. Cela est d'autant plus surprenant de la part d'une personne travaillant dans le domaine de la santé. »

Le comité impose quand même une radiation de 18 mois.

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